En 2007, je n’ai pas applaudi la parité des sexes au Conseil des ministres, car je priorise toujours la compétence avant le sexe comme critère de sélection. Cependant, je ne pouvais qu’approuver l’effort qui avait été fait, car il faut évidemment donner la chance aux gens de démontrer leur valeur.
Je ne suis pas de celles qui combattent ardemment pour que de la place soit faite aux femmes dans les différentes instances décisionnelles. Par contre, je suis de celles qui revendiquent que les aptitudes et les qualités des femmes soient autant reconnues et considérées que celles des hommes.
Lundi le 10 mai 2010 en après-midi, la liste des nominations de la Commission Bastarache a été révélée au public.
En parcourant la liste, ça m’a immédiatement sauté aux yeux : il n’y a que des nominations d’hommes jusqu’à présent! Autrement dit, les postes les plus prestigieux, les plus importants, sont uniquement occupés par des hommes! Un boys’ club!
Ils me semblent tous très compétents et avec des parcours impressionnants, ce n’est pas là la question. Néanmoins, en l’espace de quelques minutes seulement, je peux nommer plusieurs femmes très compétentes, avec des parcours impressionnants :
- L’Honorable Claire L’Heureux-Dubé, ex-juge à la Cour suprême du Canada;
- Me Françoise Mercure, de Cain Lamarre Casgrain Wells;
- Me Lucie Papineau, d’Ogilvy Renaud;
- Me Geneviève Cotnam, de Stein Monast;
- Me Marie-Claire Belleau, de la Faculté de droit de l’Université Laval;
- Me Claudia P. Prémont, de Brodeur Prémont Lavoie avocats;
- Me Hélène Morency, de Morency avocats.
Je ne nomme que quelques femmes de la région de Québec que je connais, soit personnellement, soit de réputation. Il y en a donc beaucoup d’autres au Québec.
Je ne peux tout simplement pas concevoir que toutes les femmes qui ont été approchées pour siéger sur la Commission Bastarache, aient refusé. Cela me semble impossible, car c’est un défi professionnel beaucoup trop intéressant. Il suffit de se préoccuper ne serait-ce qu’un peu de notre profession pour avoir envie d’y participer!
La seule explication que je peux y voir, c’est qu’il n’y a pas eu suffisamment d’efforts déployés afin d’assurer un recrutement de femmes compétentes pour les postes à combler. Si cela avait été vraiment le cas, il y en aurait au moins une siégeant sur la Commission.
J’espère bien entendu me tromper, mais cela me surprendrait.
J’attends que quelqu’un me détrompe de façon convaincante.
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