La loi indienne sur le travail des enfants interdit le travail à ceux âgés de moins de 14 ans, mais les cirques en étaient exemptés jusqu'à il y a six mois, quand le gouvernement l'a amendée. Les propriétaires de cirques, toutefois, ne tiennent essentiellement pas compte de la nouvelle loi, dont la Cour suprême exige maintenant la mise en application.

L'Inde compte toujours le plus grand nombre de travailleurs juvéniles de la planète malgré les efforts de gouvernements successifs pour combattre le problème, notamment par le biais de programmes d'éducation et de lutte à la pauvreté.

Des milliers d'enfants travailleraient dans les cirques indiens
Des milliers d'enfants travailleraient dans les cirques indiens
Des militants affirment que des milliers d'enfants travaillent dans les cirques indiens. Ils participent souvent aux numéros les plus dangereux, comme ceux de trapèze ou de fil de fer, sans filet de sécurité.

La Cour suprême s'est prononcée en réponse à une pétition présentée en 2006 par le groupe Save Childhood, qui affirme que cette utilisation se transforme fréquemment en traite des enfants.

L'enquête menée par le groupe avait déterminé que les enfants étaient souvent soumis à des sévices, y compris des agressions sexuelles, de la part des propriétaires et gestionnaires de cirques.

Les cirques changent fréquemment d'emplacement et de nom, ce qui complique grandement la tâche des parents qui essaient de retrouver leurs enfants, a expliqué un des avocats de Save Childhood, Bhuvan Ribhu. Il a ensuite ajouté que ces "cirques" servent souvent de façade à des réseaux de traite d'enfants.

Me Ribhu explique que la Cour suprême a ordonné au gouvernement de procéder à des perquisitions pour retrouver ces enfants et leur offrir des programmes de réinsertion. Si les enfants ne peuvent ensuite être réunis avec leurs parents, les services sociaux indiens devront voir à leurs soins et à leur éducation.