L’embellie économique au Canada crée un vent d’optimisme chez les avocats, lesquels prévoient hausser leurs tarifs horaires cette année par rapport à 2010, selon la plus récente étude annuelle sur la rémunération publiée par Canadian Lawyer.

Mais ce n’est pas encore le pactole puisque les tarifs moyens resteront en 2011 en deçà de ceux pratiqués en 2009.

À partir d’un échantillonnage de 700 répondants, le sondage établit que les avocats ayant 10 ans d’expérience chargeront 326 $ de l’heure en moyenne cette année, en hausse de 9 $ comparativement à 2010, les 5 ans demanderont 260 $ de l’heure, un petit 10 $ de plus que l’année dernière, et les 1 an exigeront 196 $ en moyenne, soit 11 $ de l’heure de majoration.

En 2009, pour les mêmes catégories, les avocats ont facturé des moyennes horaires de 365 $, 278 $ et 231 $.

Les taux varient également en fonction des régions. Ainsi, en Ontario, le taux horaire moyen en 2010 était de 224$, mais de seulement 167$ au Québec et dans les provinces maritimes.

Nous sommes cependant encore loin des scores de la précédente décennie. En 2006, les honoraires moyens, tous groupes d’expérience confondus, atteignaient 260 $ contre 196 $ en 2010 et 326 $ en 2001.

Le sondage 2011 révèle que 53 % des répondants ont l’intention de hausser leurs tarifs cette année. La majorité de ceux-ci, 42 %, pense le faire dans la fourchette des 5 % à 10 %, 40 % des avocats se contenteront de 5 %, 13 % veulent pousser leurs honoraires de 10 % à 20 % et 4 % des répondants ont résolument la dent creuse avec une majoration prévue de plus de 20 %.

Par ailleurs, l’étude de Canadian Lawyer indique clairement que les professionnels du droit sont disposés à envisager des méthodes alternatives de paiements au taux horaire pur et dur.
On parle ici de facturation hybride conjuguant taux horaire, rémunération fixe, rabais au volume, montant forfaitaire mensuel, etc.

Si des domaines de pratique ont toujours la cote, ce n’est pas le cas pour un certain nombre d’autres. Le droit immobilier, le droit successoral et le droit de la famille sont identifiés comme des secteurs d’activités en déclin desquels une majorité de répondants veulent se désengager.

Mais de l’avis général, il y a tout de même un décalage entre la parole et l’acte puisque ces champs de pratique ont tout de même l’avantage de créer du mouvement dans les cabinets et de faire migrer les clients vers d’autres services dispensés par la maison, indique l’étude.

Plus de 50 % (52 %) des répondants au sondage ont indiqué travailler dans des bureaux d’un à quatre avocats, 29 % dans des firmes de 5 à 25 professionnels et 20 % dans des cabinets de 26 avocats et plus.