Peut-être effectivement que l’image d’un avocat qui frémirait rien qu’à l’idée de prendre la parole publiquement vous paraît tout aussi improbable que celle d’un végétarien au beau milieu d’une boucherie…

Et pourtant. Cet avocat-là existe.

Il y en a même certains, ajoute le site Attorney at work, qui travailleraient volontairement en coulisses pour éviter ce redoutable instant…

Afin de contourner intelligemment l’angoisse que provoque ce passage obligé chez plus d’avocats que l’on croit, voici trois choses dont vous devez vous souvenir :

1- Il ne s’agit pas de vous

Karen Lisko, conseillère en litige chez Persuasion Strategies.
Karen Lisko, conseillère en litige chez Persuasion Strategies.
Selon Karen Lisko, conseillère en litige chez Persuasion Strategies, les intervenants, lors d’une prise de parole en public, doivent bien garder en tête que le discours ne les implique pas personnellement.

Oui, personne n’en a que faire de savoir qui vous êtes, du costume que vous portez, de l’allure que vous arborez. Rappelez-vous : votre public est narcissique, tout ce qu’il veut savoir c’est la manière dont vous allez pouvoir résoudre son problème. Point à la ligne.

Le bon orateur garde toujours en tête : « Que dois-je faire pour apprendre quelque chose à mon auditoire? Que puis-je faire pour les aider ? ». Pour le reste, il s’oublie.

2- Une bonne préparation est la clé

Rien ne vaut un discours bien préparé. Une planification rigoureuse de votre intervention ne laisse aucune place aux doutes et autres approximations.

En clair, des transitions aux diapositives, des silences au notes d’humour : il vous faut tout maîtriser. Ainsi l’ensemble adoptera les allures naturelles d’une conversation et non pas le mécanisme fragile d’un discours sans âme.

Karen Lisko va même plus loin, et vous encourage à vous débarrassez de votre pile de notes pour n’en garder que le squelette. Plus de liberté = plus d’aisance.

3 – Transformez votre stress en énergie positive

Jambes fébriles ? Voix tremblotantes ? Mains moites ?

La nervosité, en soi, n’est que la manifestation physiologique de pensées négatives. Ne les laissez pas prendre le dessus. A la place, laissez sortir cette adrénaline qui bouillonne en vous de manière différente.

Posez votre voix, contrôlez la vitesse de votre débit, faites des pauses. Ne parlez ni trop vite, ni trop lentement.

Par exemple, servez vous du verre d’eau posé à côté de vous pour, à la fois, offrir un temps d’arrêt à votre discours, et reprendre vos esprits. Aussi, déplacez-vous dans la pièce et ne restez pas statique, l’attitude adoptée par votre corps doit être assurée.

Et, enfin, pensez à vous amuser. Le plus souvent, le plaisir est contagieux.