Joli-coeur Lacasse, Cain Lamarre Casgrain Wells, Kaufman Laramée, Stein Monast, Dunton Rainville…

Une entente qui fixe certains points à respecter par l’ensemble des cabinets qui adhère à la charte. Un traité afin d’éviter le chaos que peut entraîner compétition et tension ambiantes.

Il y est notamment fixé un calendrier strict, que chacun doit suivre : pas d’entrevue avant le 12 mars 2012, pas d’offre d’embauche formulée avant le 30 mars, 8 heures du matin pétantes, pas de réponse d’étudiants avant le 2 avril 2012.

Pourtant, tous les cabinets présents, derrière leurs kiosques, afin de dénicher la perle rare ne sont pas signataires.

Pourquoi ?

Me Geoffrey Guilbault du cabinet Spiegel Sohmer.
Me Geoffrey Guilbault du cabinet Spiegel Sohmer.
Si le cabinet Spiegel Sohmer ne fait pas partie de ceux qui ont signé l’entente, ce n’est pas pour autant qu’il ne la respecte pas.

« On ne l’a pas signé mais on la respecte, aussi bien les consignes que les termes, la lettre et l’esprit de l’entente sont respectés”, assure Me Geoffroy Guilbault, de chez Spiegel.

A l’instar de Robic, qui n’a jamais été approché pour y adhérer, et qui ne sait même pas vers qui se tourner pour le faire.

Me Dario Pietrantonio associé chez Robic.
Me Dario Pietrantonio associé chez Robic.
“ Le cabinet respecte le calendrier des évènements. Nous ne connaissons pas tous les détails de l’entente mais l’esprit et l’essentiel de celle-ci sont respectés. Notre volonté, de toute façon, est de faciliter la vie des étudiants”, explique Me Dario Pietrantonio, associé chez Robic et qui fut chargé du recrutement pendant dix ans.

Langlois Kronström Desjardins, quant à lui, recrute à chaque course aux stages des étudiants à Québec. Cette année, bien qu’il recherche également un ou deux stagiaires à Montréal, ce n’est pas toujours le cas.

« Nous n’avons pas signé l’entente par souci d’uniformisation, nous ne recrutons pas tous les ans à Montréal. En revanche, c’est comme si nous étions signataires, nous respectons les dates et le même processus », dit la porte-parole du cabinet.

En effet, personne ne souhaite se mettre les étudiants à dos.

Dunton Rainville, pas du même avis

Une course aux stages, très réglementée donc, qui ne fait cependant pas l’unanimité comme le confirme Me Jean-Jacques Rainville du cabinet Dunton Rainville.

Selon lui, cette course est malsaine, un tissu de « mensonges ».

Me Jean-Jacques Rainville estime que la Course aux stages est un subterfuge utilisé par les cabinets pour séduire les jeunes
Me Jean-Jacques Rainville estime que la Course aux stages est un subterfuge utilisé par les cabinets pour séduire les jeunes
« La course aux stages est un subterfuge qu’utilisent les cabinets pour séduire les jeunes et leur raconter des histoires. Cela ne correspond pas à la réalité : il faut travailler. Non pas assister à des réceptions. »

Chez Dunton Rainville, l’étudiant a la possibilité d’envoyer sa candidature à l’année puisque le cabinet recrute en tout temps.

« La course aux stages, c’est une aberration », conclut Me Rainville.