L'équipe de la section de droit civil de la l'Université d'Ottawa composée d'Agnieszka Nawrotek, Amélie B. Goudreau, Audrey Corsi Caya, Bruno Gélinas-Faucher et Stéphanie St-Jean a remporté le prix du meilleur mémoire de la partie demanderesse ainsi que le prix du 2e meilleur mémoire d’équipe.

Ils ont de surcroît dominé le classement des meilleurs plaideurs des rondes préliminaires. Amélie Goudreau s'est classée 3ème et a remporté le prix de la meilleure plaideuse francophone. Notons que quelques semaines avant le concours, la Cour internationale de justice avait rendu une décision défavorable à la position de l'étudiante. Elle a concédé l'illégalité de sa position pour ensuite revenir en force avec un argument pour le moins créatif.

Agnieszka Nawrotek et Bruno Gélinas-Faucher ont jonglé aussi bien avec le droit qu'avec l'actualité internationale et se sont partagés la 5ème position.

Pour couronner le tout, les autres équipes participantes ont décerné aux Jessupiens d'Ottawa, le prix du Canadian Spirit of the Jessup. Le prix est décerné à l'équipe qui incarne le mieux l'esprit de camaraderie, d’excellence académique et de compétitivité.

La professeure Lucie Lamarche et Me Gabriel Querry, auxiliaire juridique de Pierre Blais, juge en chef de la Cour d’appel fédérale, ont encadré la rédaction des mémoires. Florence Sauvé-Lafrance, qui avait remporté la ronde nationale du concours en 2010, a supervisé la plaidoirie orale.

La ronde canadienne s'est déroulée la semaine dernière, entre le 7 et le 10 mars à Montréal. Le concours de plaidoirie Philip C. Jessup est le plus important et le plus prestigieux au monde. Il regroupe des participants de plus de 500 facultés de droit provenant de plus de 80 pays.

Cette année, le litige opposait la République d'Aprophe à la République fédérale de Rantania sur des questions aussi controversées que celles de la reconnaissance internationale d'un gouvernement issu d'un coup d'état, la responsabilité d'un État pour sa participation à une opération régionale pro-démocratique, la tension entre l’immunité des États et les violations du jus cogens ainsi que la légalité de la destruction, en temps de conflit armé, d'un temple inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

L'équipe de la section civile lors du concours la semaine dernière
L'équipe de la section civile lors du concours la semaine dernière


L'article est reproduit ici avec l'autorisation de la Section civile de l'Université d'Ottawa.