Croisés entre deux conférences, ces quatre juristes n’ont rien en commun si ce n’est leur travail lié au juridique. En effet, ils viennent des quatre coins du Canada, et travaillent dans des entreprises aux secteurs variés.

Joe Milstone, conseiller juridique chez Cognition à Toronto
Joe Milstone, conseiller juridique chez Cognition à Toronto
Le premier, Joe Milstone est conseiller juridique chez Cognition à Toronto. Sa firme est d’ailleurs l’un des sponsors de l’évènement.

Elle offre des services juridiques à des clients divers : aux petites entreprises et start up, mais aussi à de plus grosses entreprises canadiennes telles Rogers, ou American Express.

Les difficultés et luttes permanentes auxquelles font face les entreprises les poussent vers une seule alternative : l’embauche, explique-t-il. Sauf qu’avec des budgets limités, ce n’est pas toujours une affaire facile.

« Notre groupe réduit les coûts trop élevés, nous opérons la plupart du temps de manière virtuelle dans de petits bureaux torontois. Notre personnel travaille de là, ou directement chez le client. Cela rend les coûts abordables », dit-il.

À noter qu’il anime pour l’occasion un atelier : « turning the paradigm of in-house conversations in its head ». S’il est venu ici, confie-t-il, c’est aussi pour apprendre des sessions, et échanger avec d’autres conseillers juridiques.

À l’instar de Richard G. Stock, conseiller en gestion pour Conseil Catalyst, une firme qui existe depuis 19 ans, spécialisée dans le conseil de gestion aux services juridiques d’entreprises, gouvernementaux, organisationnels, etc.

« Je suis venu pour apprendre et rencontrer du monde dont la moitié sont de nouveaux, une centaine de personnes en tout », dit-il.

Richard Stock est conseiller en gestion pour Conseil Catalyst
Richard Stock est conseiller en gestion pour Conseil Catalyst
Axée sur la performance et le débit d’activité de ces services juridiques, ainsi que sur la gestion des coûts de services externes, la firme est devenue virtuelle il y a six années.

Parmi ses clients : on trouve des entreprises comme Bombardier, Bell Canada, ou des agences paragouvernementales au Québec.

« La profession est en constante évolution, elle s’adapte. Elle doit avoir la capacité de réagir aux demandes de la clientèle organisationnelle, aux pressions du marché, pressions économiques ou politiques qu’il faut anticiper. »

Il explique que lorsque le gouvernement décide de réduire les budgets, par exemple, cela affecte de nombreux secteurs : santé, transport, éducation, infrastructures.

« Il y a des retombées et des ajustements à faire, aussi bien dans le droit des relations de travail par exemple ou le litige. Cela représente des opportunités pour certains », explique-t-il.

Roch Vaillancourt avocat-conseil général chez Iovate Health Sciences Research
Roch Vaillancourt avocat-conseil général chez Iovate Health Sciences Research
Les nouvelles technologies, également, ont selon lui accéléré la vitesse de ce qui doit se décider, et forcé les gens qui livrent le service juridique à s’équiper autrement.

« Cela affecte le débit de travail. Notre firme est virtuelle : afin de réduire les coûts, oui, mais aussi parce que les clients n’ont pas la nécessité de venir nous voir, on peut travailler de partout. Ici, continuellement, en avion. »

Également conférencier, il anime un atelier autour du thème : « la charge de travail, comment générer 20% de rendement dans le service juridique ? »

Roch Vaillancourt, lui, est avocat-conseil général pour une entreprise spécialisée en compléments alimentaires, Iovate Health Sciences Research. Ses clients vont des culturistes aux gros détailleurs comme Kosco ou Wallmart.

Il est venu d’Oakville, dans l’Ontario, afin d’en apprendre davantage sur des sujets globaux qui le touchent.

Parmi eux : l’arbitrage.

Amené à opérer avec d’autres juridictions, comme celle de New-York, ou des partenaires internationaux, tels l’Angleterre ou l’Australie, l’avocat considère le sommet mondial comme une opportunité de revenir au bureau avec de nouvelles connaissances en poche.

Fernando Garcia est conseiller juridique chez Navistar
Fernando Garcia est conseiller juridique chez Navistar
« Plus nous exportons nos produits à l’international, plus l’arbitrage devient important et à considérer. La corruption, également, est un sujet intéressant quand on développe des marchés émergents. »

Selon lui, l’évènement amène une dimension internationale à la pratique du droit, chose qui le réjouit.

Autant que le conférencier Fernando Garcia, conseiller juridique pour Navistar, entreprise de construction de bus, de mobile home, et de camions.

Il s’occupe des questions de conformité et s’assure que l’entreprise ne viole pas la loi. Venu tout droit de Burlington, il a évoqué cette problématique devant les juristes.

« C’est un sujet important, qui amène conflits et incertitudes. Nous devons nous montrer communément vigilants face à cela. »