Louis Masson exhorte l'État à valoriser les services juridiques
Louis Masson exhorte l'État à valoriser les services juridiques
Pour le Barreau québécois, le gouvernement québécois n'honore pas ses engagements en matière de parité salariale entre les procureurs aux poursuites criminelles et pénales et les juristes de l'État.

D'où sa prise de position et sa demande réitérée à l'État, de valoriser la justice.

« Nous l'avons dit à maintes reprises et le répétons aujourd'hui : l'État doit valoriser les services juridiques et ceux qui y travaillent, parce que ceux-ci sont essentiels au fonctionnement adéquat et démocratique de notre société », a scandé le bâtonnier du Québec, Louis Masson.

« Les enjeux à défendre dépassent les aspects strictement politiques ou comptables. Ce que le Barreau veut ici rappeler, c'est l'enjeu de société que représentent notre adhésion collective à la règle de droit et nos choix publics en matière d'administration de la justice », a rappelé le bâtonnier.

« Dans sa négociation avec l'Association des juristes de l'État, le gouvernement québécois a, selon nous, la responsabilité minimale de reconnaître la juste valeur des services rendus par ses juristes et de poser les gestes concrets qui traduiront cette reconnaissance », a déclaré de son côté le directeur général, Claude Provencher.

Claude Provencher estime que le gouvernement doit poser des gestes concrets
Claude Provencher estime que le gouvernement doit poser des gestes concrets
« L'État doit mettre un terme à la négociation à rabais des services de ses juristes et du système de justice. Demain, lors de l'étude des crédits budgétaires, nous serons présents pour souligner l'importance de la justice », a assuré Me Provencher.

Le Barreau du Québec dénonce le sous-financement de la justice et cela, sur plusieurs fronts :
  • les mesures fiscales facilitant l'accès à la justice;
  • l'assouplissement des critères d'admissibilité;
  • le libre-choix de l'avocat quant au régime de l'aide juridique;
  • la bonification du tarif accordé aux médiateurs en matière familiale;
  • l'abolition de certains tarifs judiciaires.

Le Barreau du Québec avait désapprouvé en février 2011, l'adoption d'une loi spéciale par le gouvernement québécois, forçant le retour au travail des procureurs aux poursuites criminelles et pénales et des juristes de l'État, et exhortait le gouvernement à reprendre les négociations et à trouver d'autres solutions.