Jessie Bérubé est l'avocate dont l'attitude avait mené au report d'une sentence en raison de « commentaires insolents », et qui avait été par la suite citée pour outrage au tribunal.

Cette fois-ci, la perquisition survient moins de vingt-quatre heures après que la jeune avocate de la défense se fut effondrée au procès pour meurtre de Daniel Blais, qui se déroule à Montmagny.

Me Bérubé, en panique, a été maîtrisée par 5 agents
Me Bérubé, en panique, a été maîtrisée par 5 agents
« Me Bérubé est arrivée avec une demi-heure de retard et, alors que son confrère s’entretenait avec un policier, dans le cadre d’un voir-dire, le bras de la jeune femme s’est soulevé, elle a projeté la tête en arrière et ses yeux se sont révulsés », a raconté à l’ Agence QMI l’une des personnes présentes dans la salle.

Prise d’une crise de panique, les agents de sécurité du palais ainsi que les policiers appelés à témoigner au procès ont tenté de calmer Me Bérubé, sans succès.

« Ils se sont mis à cinq pour la descendre et elle a essayé de mordre un agent, a donné un coup de pied au visage d’un autre et a aussi craché. Finalement, lorsqu’installée sur la civière, elle a dû être menottée parce qu’elle était trop dangereuse », a raconté notre source.

Bien que les policiers se soient rendus au domicile de l’avocate, la porte-parole de la Sûreté du Québec n’a pas voulu confirmer l’information obtenue par l’Agence QMI.

« Lorsque les policiers enquêtent sur un dossier, nous ne pouvons pas le commenter tant et aussi longtemps que des accusations ne sont pas portées», a mentionné Ann Mathieu, de la SQ.

Toutefois, elle a confirmé que les policiers avaient bel et bien été demandés, mercredi matin, à Montmagny, pour porter assistance à une personne en crise.

Rappelons que, depuis plusieurs mois, la situation de l’avocate semble être en chute libre. Après avoir eu maille à partir avec le juge François Huot, lors du procès de Kevin Robertson, elle ne s’est pas présentée à la cour alors que deux procès pour agression sexuelle étaient fixés la même journée.

Par la suite, Bruno Belzile, l’un des individus arrêtés lors de l’opération SharQC, a été condamné pour possession de stupéfiants et intimidation. Lorsque les policiers ont arrêté Belzile, il était au volant d’un véhicule propriété de son amie, Me Jessie Bérubé.