Jean Delisle, le fils de l'accusé, a qualifié son père d'être « sévère », mais « juste ».
Jean Delisle, le fils de l'accusé, a qualifié son père d'être « sévère », mais « juste ».
Quatrième témoin de la défense, Jean Delisle a raconté à quel point son père était présent pour Marie-Nicole Rainville et ses enfants. « Un père irréprochable » et « un mari au-delà des attentes que quelqu'un peut avoir », a-t-il signifié.

De son souvenir, l'amour et l'harmonie entouraient leur famille, lorsqu'il était jeune. Il n'a jamais été témoin de querelle entre ses parents.

Il a qualifié son père d'être « sévère », mais « juste ». Il n'aurait jamais levé le « petit doigt » sur personne. Bon chasseur, il emmenait sa femme et son fils à l'occasion. « Ma mère était une bonne chasseuse », a-t-il clamé.

Émotif, il a parlé de sa mère, celle qui constituait le « pilier », le « chef du phare » dans la famille. Celle qui appelle affectueusement « mom » était impliquée et dévouée avant son AVC, survenu en 2007.

Après son AVC, toutefois, sa mère lui semblait triste, son moral se faisant de plus en plus bas. Elle lui aurait dit qu'elle « aurait dû rester là ». « Elle devenait la charge de mon père alors qu'avant, c'est elle qui prenait le lead », a expliqué Jean Delisle.

Malgré cela, Jacques Delisle a été « irréprochable » avec son épouse, selon leur fils. « C'était un acharné de la vie, il n'a jamais voulu qu'elle abandonne et il ne l'a jamais abandonnée », a-t-il avancé. « J'ai beaucoup d'admiration pour ce que tu as fait, p'pa », a-t-il lancé, en plein témoignage.

Il a aussi dépeint son père comme un homme « généreux », « bon avec l'inconnu dans la rue ». En octobre 2009, il aurait amené sa femme, qui se trouvait en réadaptation après sa fracture de la hanche, à une fête. Il l'aurait alors vu se déplacer avec sa marchette, s'asseoir et se coucher sur un canapé. Elle aurait même monté quatre marches seule, selon son souvenir.

À l'annonce du décès de sa mère, Jean Delisle s'était rendu à l'hôpital, soupirant un « enfin », puisque sa mère ne souffrirait plus. Il s'était toutefois dit étonné de voir des policiers à l'hôpital, peu empathiques, selon lui.

« J'ai compris qu'il y avait des soupçons », a-t-il confié, ajoutant du coup qu'il avait pleinement confiance en son père.