C'est ce que révèle un sondage en ligne réalisé auprès des 1000 membres canadiens de l’Association of Corporate Counsel (ACC).

Sur l’importance de la politique en matière de diversité d’un cabinet dans le processus décisionnel, 16,53% des sondés la jugent "extrêmement importante" et disent avoir une politique de diversité et essayer "de donner du travail à des cabinets d’avocats qui en ont une également".

Pour David Allgood, ces résultats suggèrent qu’un avocat interne canadien sur deux tient compte de la diversité
Pour David Allgood, ces résultats suggèrent qu’un avocat interne canadien sur deux tient compte de la diversité
D'autre part, 18,75% l'ont qualifié comme "très importante" et disent promouvoir "activement la diversité et nous recherchons des cabinets qui font la même chose"; pour 15,63%, elle est "importante" et demeure "un facteur dans notre processus décisionnel".

En revanche, un peu moins de la moitié, soit 49,09% des répondants, ont indiqué qu’ils ne tiennent pas compte de la diversité dans leur processus décisionnel.

Pour David Allgood, vice-président directeur et avocat général à la Banque Royale du Canada et trésorier du conseil d’administration mondial de l’ACC, "ces résultats suggèrent qu’un avocat interne canadien sur deux tient maintenant compte de la diversité et du facteur d’inclusion quand il embauche des cabinets d’avocats externes. C’est un début, mais nous devons continuer à pousser plus fort pour faire avancer les choses".


"La diversité n’est pas seulement qu’un mot à la mode. Qu’il s’agisse d’un cabinet d’avocats ou d’un service juridique, une vaste gamme de points de vue et d’expérience crée un environnement plus riche qui favorise la pensée novatrice", a ajouté le trésorier du CA de l'ACC.

Ces résultats arrivent au moment où Legal Leaders for Diversity and Inclusion/Leaders juridiques pour la diversité et l’inclusion (LLD) annonce que sa base de membres a doublé depuis sa fondation, il y a un an, avec 30 signataires qui se sont engagés à créer une profession juridique inclusive au Canada.

Aujourd'hui, ils sont soixante chefs des affaires juridiques du Canada à avoir signé la promesse LLD, dans laquelle ils s’engagent à embaucher des cabinets et des fournisseurs qui sont la propriété de personnes issues de minorités ou qui ont formulé un engagement envers la diversité, et à faire la promotion de la diversité et de l’inclusion dans leur propre service et organisation.

"Nous avons clairement touché une corde sensible chez un nombre important d’avocats généraux au Canada, et nous nous attendons à ce que ce nombre augmente", affirme Kenneth Fredeen, avocat général chez Deloitte et Touche membre du Comité directeur LLD.

"L’initiative LLD a établi des liens avec des facultés de droit dans l’ensemble du Canada, et a l’intention de faire équipe avec Osgoode Hall cet automne, afin de jumeler des étudiants en droit de diverses origines à des mentors internes, entre autres initiatives", indique le président de LLD, Av Maharaj, vice-président et avocat général de Kellogg Company International.

"Nous avons également rencontré des partenaires gais et lesbiennes qui font partie de la haute direction de certains des plus grands cabinets d’avocats canadiens, afin de leur demander ce que les avocats généraux peuvent faire pour aider les avocats GLBT à surmonter les obstacles auxquels ils font face dans le domaine juridique. De plus, nous planifions un sommet qui sera axé sur les façons de créer un environnement plus inclusif pour les personnes souffrant d’un handicap", selon le VP de Kellogg Company International.

"En général, nous avons relevé que les organisations recherchent des occasions de collaborer aux différentes initiatives en matière de diversité. Nous allons les aider à en créer", promet le président de LLD.