La section des crimes majeurs du SPVM a été saisie du dossier de cet enseignant, Philippe Trahan. Selon l’article 163 b) du Code criminel, le fait d'exposer sciemment, sans excuse valable, des objets révoltants, peut être puni par la loi.

Ceux qui se chargeront d'évaluer ce dossier devront tenir compte du fait que la vidéo est accessible sur internet.

La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys et la direction de l'école secondaire ont rapidement condamné ce geste et ont souligné que le contenu de la vidéo est « aussi inapproprié qu'offensant ». La commission scolaire et l'établissement ont reçu plusieurs plaintes en ce sens.

L'événement s'est produit dans la matinée du 4 juin dernier. Comme les élèves insistaient pour voir la vidéo, l'enseignant a procédé à un vote à main levée. Il aurait déclaré que si une seule personne s'y opposait, le visionnement n'aurait pas lieu.

Après les faits, dans l'après-midi, l'enseignant a été suspendu avec salaire. Il a exprimé ses regrets dans un courriel envoyé à la direction de l'établissement scolaire.

Appui des élèves

Jeudi, plusieurs élèves portaient des vêtements blancs pour afficher leur appui à leur enseignant. Une pétition circulait d'ailleurs pour défendre ce dernier.

« On trouve ça vraiment injuste, ce qui s'est passé, a estimé une élève portant un t-shirt blanc. Oui, il s'est passé quelque chose de grave, mais je ne pense pas qu'il mérite d'avoir l'attention de tous les médias. C'est rendu en France maintenant! La sanction, c'était assez, je trouve. »

La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys poursuit également son enquête.