Désemparé, le fils de Jacques Delisle a marché vers son père, quelques instants après que la cour eut été suspendue, suppliant les gardiens de le laisser lui faire un dernier « câlin ».

« Je veux faire un câlin à mon père! Je veux faire un câlin à mon père! C’est du gros bon sens, ici, dans cte cour-là, esti », a-t-il laissé tomber, en larmes.

Faisant fi des directives des constables, qui lui demandaient de respecter la procédure et de quitter la salle, Jean Delisle a enlevé son veston et détaché sa ceinture, visiblement déboussolé.

« Je peux pas croire qu’en notre société on est rendu la », a-t-il ajouté, avant de lancer son veston dans la salle du tribunal.

Attaque aux journalistes

Calmé par ses proches et l’avocat de son père, Me Jacques Larochelle, Jean Delisle a ensuite injurié un journaliste qui se trouvait dans la salle, sous les yeux de plusieurs témoins. L’homme de 48 ans s’en est ensuite pris aux autres reporters, s’insurgeant du fait que certains d’entre eux ont utilisé Twitter durant le procès pour meurtre de son père.

« Ça n’a pas de bon sens, il y a quelque chose de fucké, ça ne marche pas! Twitter, ça n’a pas de bon sens », a-t-il lancé, juste avant de quitter la cour.

Avec un certain trémolo dans la voix, le juge Claude Gagnon a remercié le jury. « Votre verdict mérite notre respect et nous y donnerons suite », a-t-il mentionné, avant de le dissoudre.

Jacques Delisle a donc pris le chemin des cellules. Questionné à savoir si la cause allait être portée en appel, Me Jacques Larochelle n’a simplement pas voulu répondre.