Le suspect numéro un du meurtre de Jun Lin pourrait entre autres être accusé de meurtre au premier degré, d'outrage à un cadavre et de production et diffusion de matériel obscène.

La comparution de Magnotta aura lieu par vidéoconférence en direct du Centre opérationnel nord
La comparution de Magnotta aura lieu par vidéoconférence en direct du Centre opérationnel nord
La comparution de Luka Rocco Magnotta aura lieu par vidéoconférence, en direct du Centre opérationnel nord, situé sur le Boulevard Crémazie à Montréal, où il est présentement détenu.

Selon le porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me René Verret, cette procédure évite d'avoir à déplacer l'accusé, ce qui exige chaque fois des mesures de sécurité considérables.

Le commandant Ian Lafrenière, du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), a indiqué que les enquêteurs ont commencé l’interrogatoire de Magnotta mardi matin.

« La première question, c’est où se retrouve la tête », a indiqué le commandant en parlant de la victime, ajoutant qu’il s’agissait d’un point important pour sa famille.

Selon certaines sources, Magnotta n’aurait pas été interrogé au cours de la nuit vu son état de fatigue. Il n’aurait fait aucune demande particulière et serait un détenu docile.

Un retour sous haute surveillance

Une impressionnante délégation de policiers attendait le suspect à son arrivée d’Allemagne, lundi soir. Une dizaine de véhicules, notamment du SPVM et de l'Agence des services frontaliers du Canada, se sont rendus sur la piste dès l'arrêt de l'appareil.

Plusieurs voix se sont élevées pour critiquer cet important déploiement, questionnant la nécessité de ces mesures de sécurité.

Le commandant Lafrenière a répliqué mardi matin en affirmant que ces dispositions étaient nécessaires.

« On ne craignait pas une évasion du suspect », a-t-il expliqué, en ajoutant que les policiers voulaient plutôt limiter le nombre de personnes qui se trouvaient sur place. « Des gens qui nous en veulent. Des admirateurs, malheureusement, de Magnotta », a-t-il énuméré.

Sur l’avion utilisé pour le rapatriement, un appareil de type Airbus Polaris, le commandant a justifié ce choix en rappelant que l’avion ne pouvait effectuer d’escale pour le ravitaillement d’essence.

« On a utilisé un avion plus gros pour pouvoir faire le voyage Berlin-Montréal directement », rappelant que l’atterrissage avec un criminel à bord représente « un problème diplomatique ».