Me Sylvain Lussier avait soutenu que les témoins n'étaient pas protégés contre les poursuites en diffamation
Me Sylvain Lussier avait soutenu que les témoins n'étaient pas protégés contre les poursuites en diffamation
D'entrée de jeu, la question de la protection de ce type de témoins contre les poursuites au civil _ de leur immunité _ a dû être clarifiée.

Depuis lundi, à la demande de la commission, Jacques Duchesneau, ancien chef de l'Unité anticollusion, livre des noms d'entreprises touchant des dossiers auxquels son Unité s'est intéressée durant l'année et demie où il l'a dirigée.

Mais dès l'ouverture des travaux, le degré de protection dont il jouissait contre les poursuites au civil a été soulevé par son avocat, Marco Labrie.

M. Duchesneau a expliqué vouloir collaborer avec la commission, être prêt

à donner des noms, mais a rappelé qu'il avait aussi garanti à certaines personnes qu'il protégerait leur identité. "Les gens ont peur", a-t-il lancé. "On ne veut rien vous cacher" mais on doit aussi tenir compte du fait qu'on s'est engagés à protéger l'identité de certaines personnes, a-t-il affirmé.

Le policier d'expérience, qui a notamment dirigé le Service de police de la Ville de Montréal, a affirmé qu'en 44 ans à témoigner devant les tribunaux, il se trouvait dans la position la plus difficile qu'il ait jamais vécue. "On a de l'information; on veut collaborer avec la commission, mais on a des contraintes", a-t-il justifié.