Anthony Bryant estime que c'est un
Anthony Bryant estime que c'est un "défi inhabituel" que devra relever son confrère pour défendre Magnotta
Me Anthony Bryant a dit que la vidéo du meurtre sera pour Me Pierre Panaccio un « défi inhabituel » à relever. Celle-ci montre un homme attaché à un lit en train d'être poignardé à de multiples reprises avec un pic à glace, avant d’être démembré. Des actes de cannibalisme et de nécrophilie sont ensuite perpétrés sur le corps.

Me Bryant sait de quoi il parle puisqu’il a lui-même défendu un client qui était confronté à une preuve par vidéo. Le viol, la torture et le meurtre des étudiantes Kristen French et Leslie Mahaffy avaient été filmés, et les images insoutenables avaient été diffusées lors du procès de Paul Bernardo.

Selon Me Bryant, la vidéo du « dépeceur de Montréal » va certainement faire partie de la preuve au procès de Magnotta. « Je ne peux pas croire que ce ne sera pas le cas », a-t-il déclaré lors d’une entrevue accordée mardi à l’Agence QMI.

La partie sera difficile pour Me Panaccio car la vidéo fera probablement partie de la preuve au procès
La partie sera difficile pour Me Panaccio car la vidéo fera probablement partie de la preuve au procès
La vidéo a été relayée sur web, certains segments ont été diffusés sur YouTube. Tous ces éléments feront partie des milliers de fichiers qui serviront à monter la cause contre Magnotta, qui a eu une forte présence sur le web.

Les procureurs de la Couronne, Louis Bouthillier et Hélène Di Salvo, passeront les prochains mois à examiner la preuve, qui sera probablement en grande partie sous format numérique.

Tous deux ont déclaré hier qu'ils n'avaient pas encore visionné la vidéo incriminant Magnotta, et qu’ils se préparent à l'un des procès les plus médiatisés de leur longue carrière.

Celui que l’on surnomme également « le démembreur » a été formellement accusé mardi du meurtre prémédité de l’étudiant chinois Jun Lin, qu’il aurait tué, puis démembré.

Magnotta fait face pour le moment à cinq chefs d'accusation, dont ceux de meurtre prémédité et de publication de matériel obscène, à savoir cette vidéo qui a été mise en ligne sur un site web peu de temps après le meurtre.