Le contre-interrogatoire effectué par Me Benoît Boucher, le procureur du gouvernement du Québec, a été poussé dans des détails comme la date de l'envoi du curriculum vitae de la secrétaire et des paragraphes de l'annexe à son contrat.

Me Boucher a même demandé si une salle de bain était accessible dans les bureaux du sous-ministre que l'Unité devait occuper, puisque l'Unité n'avait pas ses propres bureaux, durant ses premiers mois de travail.

Jacques Duchesneau s'est étonné de l'angle des questions du procureur du gouvernement du Québec
Jacques Duchesneau s'est étonné de l'angle des questions du procureur du gouvernement du Québec
Après avoir répondu patiemment à tous ces détails sur son contrat de services professionnels, l'annexe, le mandat, Jacques Duchesneau, l'ancien dirigeant de l'Unité anticollusion, s'est étonné de l'angle des questions du procureur du gouvernement du Québec.

On a pointé la collusion et vous regardez mon doigt plutôt que la collusion, s'est exclamé M. Duchesneau, qui a qualifié de peccadilles les détails administratifs soulevés par Me Boucher.

Me Boucher voulait faire comprendre que les embûches subies par l'Unité au cours des premiers mois de son existence étaient simplement dues au processus administratif et que M. Duchesneau avait accepté plusieurs de ces aspects dans son contrat.