Contrairement à ce qui était anticipé, ses avocats n'ont pas demandé d'examen psychiatrique afin de déterminer si l'accusé doit être tenu responsable de ses actes.

L'accusé était vêtu d'un jeans bleu. Il affichait un air impassible et a gardé ses yeux rivés sur le juge durant toute la durée de sa courte présence. Il demeurera détenu jusqu'à la tenue d'une conférence préparatoire le 9 janvier 2013. L'enquête préliminaire suivra en mars prochain. L'accusé a choisi de subir ultérieurement son procès devant juge et jury.

Magnotta est apparu dans une salle d'audience hautement gardée, en compagnie de trois avocats. Me Luc Leclair, un avocat de l'Ontario, s'est chargé de la représentation auprès du juge Jean-Pierre Boyer, de la Cour supérieure.

En point de presse, son avocat Luc Leclair a affirmé que Luka Rocco Magnotta a choisi de revenir à Montréal pour faire face aux accusations. Il a tenu à préciser que son client faisait "confiance à la justice canadienne".

Cinq accusations, dont meurtre prémédité, outrage à un cadavre, corruption de moeurs et diffusion de matériel obscène, pèsent contre le jeune homme âgé de 29 ans, originaire de Scarborough, en Ontario. Lors de sa première comparution mardi, son avocat avait déposé un plaidoyer de non-culpabilité à plusieurs de ces accusations, dont celle de meurtre prémédité.

Luka Rocco Magnotta a été arrêté à Berlin, en Allemagne, le 4 juin, après avoir été reconnu par un employé dans un café Internet à l'issue d'une vaste chasse à l'homme transfrontalière. Il aurait expédié certaines parties du corps de sa victime aux partis conservateur et libéral à Ottawa ainsi qu'à deux écoles de la région de Vancouver, en Colombie-Britannique.