Me Peter Moraitis exerce chez Hydro Québec en tant qu'avocat plaideur.
Me Peter Moraitis exerce chez Hydro Québec en tant qu'avocat plaideur.
Alors qu’il exerce comme avocat au sein des Affaires juridiques d'Hydro-Québec, Me Peter Moraitis vient tout récemment de se faire promouvoir comme arbitre dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, soit le plus haut calibre de hockey québécois avant la Ligue nationale.

Une consécration pour celui qui pratique le hockey depuis tout petit, et qui occupe la fonction d’arbitre depuis l’âge de 15 ans.

« C’est une petite surprise, je suis vraiment très content. Vous savez, dès l’âge de 9 – 10 ans, je confrontais déjà les arbitres sur certains points. C’était comme écrit dans le ciel que j’allais être arbitre », plaisante l’avocat de 27 ans.

Cette passion pour l’arbitrage l’a d’ailleurs toujours suivi.

En effet, lorsque l’Université McGill lui demande une lettre d’intention pour intégrer la Faculté de droit, il y explique les similarités entre un bon arbitre et un bon avocat.

Arbitre et avocat : même combat

Me Peter Moraitis vient tout récemment de se faire promouvoir comme arbitre dans la LHJMQ
Me Peter Moraitis vient tout récemment de se faire promouvoir comme arbitre dans la LHJMQ
« Comme l’avocat dans son travail, j’applique la loi sur la patinoire. De la même manière, l’apparence, la communication d’un point de vue, et la capacité à persuader entrent en jeu sur la glace. »

In fine, la frontière entre l’avocat et l’arbitre est mince : tous deux doivent face à des situations stressantes, explique-t-il, prendre une décision en une fraction de seconde, travailler sous pression.

Des ligues mineures, locales et régionales, il s’est donc- en une douzaine d’années- hissé au sommet.

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Aujourd’hui, en plus de sa pratique en litige civil sur des dossiers regroupant essentiellement des vols d’énergie et de recouvrement, il assure l’arbitrage de deux à quatre matchs par semaine.

Aussi, il est arbitre en chef de la ville de St-Hubert, sur la rive sud et gère un groupe d’une soixantaine d’arbitres et d’une vingtaine de chronométreurs.

« La gestion d’un match de hockey est plus difficile qu’on ne le pense. Souvent les gens ne nous voient pas et pensent que l’on agit sur un coup de tête mais il y a tellement de facteurs à prendre en compte en peu de temps », confie-t-il.

En outre, la décision d’un arbitre peut avoir un effet sur la rentabilité des équipes.

Une punition, par exemple, apporte dans son sillage une multitude de questions : est-elle méritée dans de telles circonstances ? Quel est le score ? etc.

« Je crois que le meilleur arbitre est celui qui peut faire le travail en passant inaperçu, et qui sait laisser les joueurs briller par leur talent. »