Me Estelle Tremblay est "allée un petit peu loin" et n'avait pas le mandat de s'attaquer à la crédibilité de Jacques Duchesneau, a déclaré Mme Marois en point de presse, en marge de la prestation de serment de son nouveau député d'Argenteuil, Roland Richer.

L'attaque frontale menée par Me Tremblay la veille contre Jacques Duchesneau à la barre de la commission en a surpris plus d'un dans les cercles péquistes. L'avocate a soutenu que M. Duchesneau s'est discrédité en s'improvisant enquêteur sans aucune autorisation après son éviction de l'Unité anticollusion à l'automne 2011.

Me Tremblay souhaitait contre-interroger M. Duchesneau sur le rapport explosif qu'il a produit à titre de simple citoyen sur le financement des partis politiques.

Le PQ rejette du revers de la main les conclusions de ce rapport-bénévole à l'effet que 70 pour cent du financement des partis politiques au Québec est illégal.

Mme Marois reproche à M. Duchesneau "de mettre tous les partis dans le même panier".

Or, le Parti québécois respecte les règles édictées par le Directeur général des élections (DGE) en matière de financement, a-t-elle fait valoir.