Plusieurs membres de la Coalition large de l’Association pour une solidarité étudiante avaient en effet évoqué leurs réticences à accepter l’argent récolté par les humoristes dont ils jugeaient certaines blagues « sexistes, racistes et homophobes ». Les artistes n’auraient pas apprécié ce manque de reconnaissance et les producteurs et organisateurs ont décidé, à chaud, de priver la CLASSE de don.

La CLASSE, ici son porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois, saura aujourd'hui si elle touchera les 25 000 $ devant lui permettre de contester la loi 78 devant les tribunaux
La CLASSE, ici son porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois, saura aujourd'hui si elle touchera les 25 000 $ devant lui permettre de contester la loi 78 devant les tribunaux
Une discussion est toutefois prévue dans la journée entre les sœurs Luce et Lucie Rozon et Daniel Thibault, respectivement productrices et metteur en scène du spectacle, et un représentant de la clinique juridique Juripop qui défend la FECQ, la FEUQ et la TACEQ, pour mettre les choses à plat, maintenant que la poussière est un peu retombée.

« Ce qui est sûr et certain, c’est que tous les bénéfices du spectacle serviront aux fédérations étudiantes », a assuré lundi soir Julien Nepveu-Villeneuve, porte-parole de Juripop, qui ne savait pas si la réunion se tiendrait autour d’une table ou par téléphone.

Selon une entente signée entre les fédérations étudiantes, la CLASSE, et Juripop, les recettes du spectacle de la CHI, produit par Juste pour rire, devaient être divisées à hauteur de 50% entre les avocats de Juripop, et ceux de la CLASSE.

Samedi, l’attaché de presse de la CLASSE, Ludvic Moquin-Beaudry, avait regretté la décision de ne pas verser l’argent à sa fédération alors que celle-ci ne s’était pas exprimée officiellement. Elle devait en effet voter le 3 juillet en congrès, la proposition soumise par un de ses membres demandant notamment à l’association de se dissocier du spectacle de la CHI et de ne pas accepter sa part du magot.

« Il y en a qui ont sauté à la conclusion qu’on dénonçait les humoristes, alors qu’il ne s’agissait que d’une proposition soumise en assemblée générale », avait expliqué M. Moquin-Beaudry.