L'enquête sur la juge manitobaine Lori Douglas se poursuivra
L'enquête sur la juge manitobaine Lori Douglas se poursuivra
Un comité du Conseil canadien de la magistrature a rejeté la requête de l'avocate représentant Mme Douglas, Sheila Block, qui demandait à ce que la commission cesse ses travaux. Me Block arguait que le conseil était biaisé par rapport à sa cliente.

L'enquête vise à faire la lumière sur des allégations selon lesquelles Mme Douglas aurait harcelé sexuellement un homme il y a près de dix ans, puis omis de révéler l'affaire au moment de sa nomination à titre de juge, en 2005.

En 2003, alors que Lori Douglas et son époux, Jack King, étaient tous deux avocats en droit de la famille au sein du même cabinet, M. King avait téléchargé des photos érotiques de son épouse sur un site Web consacré aux relations sexuelles entre hommes noirs et femmes blanches.

Il a aussi envoyé par courriel des clichés à son client Alexander Chapman, lui demandant d'avoir des relations intimes avec son épouse.

M. Chapman a porté plainte auprès du cabinet d'avocats, et en 2010, il a porté l'affaire devant le conseil de la magistrature, insistant sur le fait que Mme Douglas avait participé au harcèlement sexuel dont il dit avoir fait l'objet.

Me Block a tenté d'obtenir la cessation de l'enquête, déclarant que l'interrogatoire mené mercredi par George Macintosh avait démontré que l'organisation était biaisée. Selon elle, les questions de Me Macintosh, qui prend la parole au nom des membres de la commission d'enquête, étaient "agressives" lorsqu'il a interrogé M. King.