Jean-Martin Aussant ne pourra pas prendre part au débat des chefs
Jean-Martin Aussant ne pourra pas prendre part au débat des chefs
M. Aussant affirmait que les réseaux TVA, Radio-Canada et Télé-Québec étaient tenus de l'inviter à leurs débats respectifs en vertu des dispositions de l'article 423 de la Loi électorale du Québec. Il avait déposé une injonction mardi devant la Cour supérieure au Palais de justice de Québec afin de pouvoir prendre part à ces débats télévisés.

« Le fait de ne pas être invité aux débats télévisés traditionnels, ni d'avoir un temps d'antenne équivalent aux autres chefs de partis représentés à l'Assemblée nationale me fait douter de la santé de notre démocratie », avait déclaré Jean-Martin Aussant, mardi.

L'audition a été entendue mercredi par la Cour supérieure et la décision a été rendue vendredi à 11 h.

Jurisprudence à l'appui, le juge Jean-François Émond s'est rendu à l'argument des diffuseurs et du Directeur général des élections selon lequel un débat politique est une émission d'affaires publiques et que cet article ne s'applique qu'aux cas où les diffuseurs mettent gratuitement du temps d'antenne à la disposition des partis pour qu'ils puissent y diffuser des messages de leurs candidats ou des publicités.

De plus, le juge Émond a rejeté un argument de Jean-Martin Aussant selon lequel l'inviter aux débats ne causerait aucun préjudice aux diffuseurs. Il croit que l'intervention tardive de M. Aussant, plus de 15 jours après l'annonce des débats, forcerait les diffuseurs à revoir le concept de leurs émissions, qui risqueraient d'être retardées ou annulées.
Le juge Émond a donc rejeté avec dépens la demande d'injonction du chef d'Option nationale.

En apprenant la nouvelle, vendredi, le principal intéressé a aussitôt réagi.

« Si le débat donne 37 ou 52 minutes à chaque chef, j’aimerais bien avoir le même temps d’antenne pour faire valoir la plate-forme d’Option nationale, a affirmé M. Aussant, de passage à Shawinigan où les candidats régionaux de son parti étaient réunis. Ce n’est pas un caprice, on veut seulement que la loi soit respectée. La loi dit clairement que tous les partis représentés doivent avoir le même temps d’antenne. Si nous ne l’avons pas durant le débat, on peut l’avoir ailleurs durant la campagne, même si ça aurait été plus efficace durant le débat. Ailleurs dans la campagne ça respecterait la loi et nous comptons sur la bonne foi des médias. »

Le chef d’Option nationale a ajouté que le législateur devrait clarifier la loi pour que l’esprit de celle-ci soit incontournable.

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