“On a reçu plusieurs appels d'avocats voulant savoir s’il n’y aurait pas pour eux des ouvertures à Toronto”, dit Dominique Tardif, de ZSA.
“On a reçu plusieurs appels d'avocats voulant savoir s’il n’y aurait pas pour eux des ouvertures à Toronto”, dit Dominique Tardif, de ZSA.
C’est le constat que fait la recruteuse juridique Dominique Tardif, directrice du bureau de Montréal de ZSA.

“Dès le lendemain de l’élection du Parti québécois on a reçu plusieurs appels d’avocats voulant savoir s’il n’y aurait pas pour eux des ouvertures à Toronto ou à Calgary”, dit la spécialiste.

Ces appels émanaient principalement d’avocats oeuvrant en droit des affaires et pratiquant en cabinet.

Déjà affectés par le climat économique morose et par un pipeline de mandats pas très garnis, ces praticiens craignent que l’arrivée des péquistes incitent les entreprises à encore plus de prudence dans leurs investissements.

Conséquence possible selon eux: encore moins de mandats juridiques!

“Ce n’est pas la panique, mais plusieurs avocats réfléchissent aux conséquences possibles et aux répercussions que cela pourrait avoir sur leur pratique”, explique Me Tardif.

Pauline Marois n'a pas encore pris officiellement le pouvoir que déjà des avocats veulent quitter le Québec!
Pauline Marois n'a pas encore pris officiellement le pouvoir que déjà des avocats veulent quitter le Québec!
La recruteuse s'attend à recevoir d’autres appels dans les prochains mois, au fur et à mesure que vont se déployer les actions du nouveau gouvernement minoritaire.

On pourrait penser que ces appels proviennent d’avocats dont la situation est déjà plus ou moins précaire ou qui sentent la soupe chaude au sein de leur cabinet.

Eh bien non!

Selon Me Tardif, ce sont surtout des avocats avec des positions favorables qui se renseignent sur les possibilités d’ouvertures ailleurs au Canada.

“Ils analysent leurs options. Y’a pas de mal à ça et ça ne coûte rien de le faire”, dit Me Tardif.

Et vous, craignez-vous que l’arrivée des péquistes ait un impact sur votre job?