Culture « toxique » ou salaire élevé? Source: Shutterstock
Culture « toxique » ou salaire élevé? Source: Shutterstock
Les avocats quittent de plus en plus les grands cabinets à cause d’une culture de travail toxique même si on leur propose des salaires élevés ….

La firme RSGi a réalisé une enquête auprès de 376 avocats pour le compte du Financial Times Innovative Lawyers en Europe.

Un salaire plus élevé ne suffit plus ! Une majorité des avocats éviterait et ne retournerait pas dans certains grands cabinets en raison de la surcharge de travail. C’est ce que révèle ce nouveau rapport.

Près de 90 % des avocats à la recherche d’un nouvel emploi considèrent le bien-être et la santé mentale comme les principaux critères de sélection pour choisir un cabinet.

« Jeter de l'argent sur le problème ne fera pas disparaître le problème », a déclaré un avocat de manière anonyme au Financial Times.

Au cours des 12 derniers mois, 35 % des répondants de l’enquête ont envisagé de quitter la profession ou de changer de domaine de pratique.

De plus en plus d’avocats dénoncent la charge de travail importante et l’augmentation des heures supplémentaires dans les grands cabinets. Ces problèmes soulevés ont des répercussions sur leur santé mentale et leur bien-être.

Presque la moitié des avocats affirment que les heures facturées et les heures supplémentaires dépassent la normale. L’enquête rapporte que 32 % des avocats veulent que les heures de travail soient plus réglementées par le Barreau.

« Aucun cabinet ne se sent capable de dire « non » (aux nouveaux clients et dossiers) parce qu'un autre cabinet dira « oui » », a affirmé anonymement un autre avocat au Financial Times.

Grâce au télétravail, certains ont pris goût à la flexibilité des horaires et ne souhaitent pas revenir au bureau. Si bien que 30 % des avocats accepteraient une baisse de salaire en échange d'une réduction des heures de travail si leur firme le leur proposait.

« J'envisagerais fortement de m'installer dans un cabinet qui conserve toutes les possibilités de travail à distance après la pandémie », a déclaré un répondant de manière anonyme au Financial Times.