Question :

Bonjour,

J'aimerais savoir à quel point la connaissance de langues autre que le français constitue un atout ? La connaissance de l'anglais est-elle importante ? Quel niveau est requis ? Quelles langues sont les plus appréciées ? Des langues moins répandues (tel le grec) présentent-elles un intérêt ?

Merci !

Réponse :

Cher lecteur,

Pierre Arcand, recruteur juridique, répond à vos questions
Pierre Arcand, recruteur juridique, répond à vos questions
Votre question est intéressante particulièrement pour les gens pratiquant dans la région de Montréal ou encore dans des entreprises faisant affaire à l’étranger. La question se pose moins en ce qui a trait à la pratique en région auprès d’une clientèle locale. Une telle pratique permet en effet d’avoir une très belle carrière en étant unilingue francophone.

Ça pourrait aussi être le cas pour certains juristes pratiquant à Montréal mais il est plus fréquent qu’ils soient confrontés au fait anglophone ou multiethnique dans le cadre. Cette réalité fait en sorte qu’il est difficilement imaginable pour un juriste de faire carrière à Montréal sans être à tout le moins fonctionnel dans la langue de Shakespeare.

Vous me demandez quel niveau minimum de connaissance de l’anglais est requis. Si on parle de minimum, le fait d’être fonctionnel est requis mais dans les faits, un juriste devrait être en mesure de bien lire et comprendre l’anglais. On parle toujours de minimum car, s’il pourra s’en sortir avec une rédaction déficiente ou un parlé hésitant, des portes se fermeront inévitablement, à plus fortes raisons s’il travaille dans une entreprise dont les activités dépassent les frontières du Québec.

En pratique privée, oubliez les grands cabinets, du moins pour leur bureau de Montréal, si vous n’êtes pas en mesure de vous débrouiller en anglais. Il y a bien sûr des exceptions, mais elles sont très peu fréquentes. Les jeunes juristes pourront en début de carrière bénéficier d’une révision faite par une personne dont la langue maternelle est l’anglais mais cette situation ne devrait plus se produire après quelques années de pratique.

Mise à part l’anglais, quelles sont les langues les plus en demande ? Honnêtement, il m’est arrivé d’avoir des mandats indiquant que l’espagnol, le chinois, l’allemand ou d’autres langues pouvaient être un atout mais très rarement cet atout était un élément essentiel ou même déterminant pour l’obtention d’un poste.

Par conséquent, je serais porté à dire que le fait de maîtriser une langue autre que l’anglais et le français a peu d’impact sur la carrière d’un juriste de façon générale.

De façon plus spécifique, le fait de parler plusieurs langues pourra quelque fois vous ouvrir des portes. Si vous parlez chinois et que vous êtes ouvert à vous expatrier, on pourrait vous présenter des offres alléchantes.

Je suis pleinement conscient que je n’apprends pas grand-chose à la majorité des lecteurs, je m’en excuse mais je pense que ce texte pourrait par contre être utile aux étudiants en droit et plus particulièrement à ceux venant des régions. Plus vous attendez pour palier à vos lacunes en anglais, plus lesdites lacunes vous seront néfastes.

Je suis d’avis qu’il est préférable de participer à un stage d’immersion en anglais pendant l’été plutôt que de travailler comme étudiant dans un cabinet ou encore dans une boutique de vêtements. Je sais qu’il y a une réalité économique dont il faut tenir compte, mais il y a aussi des emplois qui permettent de parfaire votre anglais tout en gagnant un peu d’argent. Il s’agit de se casser un peu la tête plus mais le jeu en vaut la chandelle.

J’espère que ma réponse vous sera utile et je vous souhaite une belle semaine.

La Question au Recruteur

Chaque semaine, le recruteur juridique Pierre Arcand répond à une question posée par vous, chers lecteurs.

La Question au Recruteur de la semaine est choisie parmi toutes celles reçues sur le site. Toutes les questions sont bonnes pour autant qu’elles concernent votre carrière de juriste.


Sur l'auteur

Pierre Arcand s'est spécialisé en recrutement juridique après avoir pratiqué le droit pendant une douzaine d'années. Ayant été associé au sein de cabinets boutiques ainsi que d'un important cabinet de Montréal, il connaît bien la communauté juridique et les enjeux reliés à la pratique du droit tant en cabinet qu'en entreprise. Arcand et Associés, une entreprise spécialisée dans le recrutement de cadres et de professionnels, a été fondée en 1999. Pierre Arcand et son équipe apporte un soutien professionnel tant aux entreprises qu'aux cabinets qui cherchent à recruter les meilleurs candidats disponibles.