Me Marie-Laure Lerclercq est avocate-conseil au sein du cabinet DeGrandpré Chait
Me Marie-Laure Lerclercq est avocate-conseil au sein du cabinet DeGrandpré Chait
Avocate d’expérience, Me Marie-Laure Leclercq évolue depuis plus de 20 ans dans le domaine du droit des affaires. Spécialisée en droit de la propriété intellectuelle et des technologies, elle est aussi très impliquée comme bénévole au sein de l’Association du Barreau Canadien (ABC). Il y a quelques semaines, elle a reçu le prix Jules-Deschênes pour cette implication. Droit-inc l’a contactée.

Droit-inc: Félicitations pour votre prix! Est-ce que vous vous y attendiez?

Me Marie-Laure Leclercq: Merci, j’en suis très honorée… Vous savez, pour un tel prix, notre nom est proposé par quelqu’un - je crois savoir qui (on l’entend sourire) - et c’est un comité ensuite qui choisit le récipiendaire parmi les propositions. Je ne suis pas sûre de le mériter, car c’est un vrai travail d’équipe, je n’ai rien fait seule.

Pourquoi avoir fait du bénévolat?

Une personne influente m’avait dit « fais du bénévolat, cela va t’apporter beaucoup dans la vie », et c’est effectivement ce qui s’est passé. Me Christiane Alary, qui est devenue la juge Alary, m’a alors parlé de l’ABC. C’est comme ça que j’ai commencé à m’impliquer. J’avais beaucoup d’énergie, et j’ai essayé de la mettre au service de l’association. À titre personnel, ça m’a permis une forme d’aboutissement, ça m’a ouvert au monde!

Qu’est-ce qui vous plaît le plus?

Les gens, les rencontres, je trouve que c’est la partie la plus enrichissante. Je m’y suis fait des amis extraordinaires. Comme il s’agit d’une section d’une entité nationale, cela nous ouvre une véritable fenêtre sur l’ensemble du Canada. On a ainsi été amené à rencontrer des juristes canadiens d’autres juridictions. Ça change notre façon de voir les choses. Par exemple, je trouve qu’en Ontario, on est plus avancé qu’au Québec sur les droits humains. Cette différence créé du dialogue et nous donne des idées.

Pourquoi avoir fait droit, au départ? Qu’est-ce qui vous a mené dans ce domaine?

En réalité, j’avais une maîtrise en ingénierie. Et puis des proches, des personnes de ma famille, m’ont conseillé de faire mon droit. J’étais dubitative car j’avais plus de talent avec les chiffres qu’avec les verbes mais une fois dissipée ma timidité naturelle… J’avais d’ailleurs suivi un cours en droit des brevets à Polytechnique qui m’avait passionnée.

C’est plutôt original d’avoir fait ingénierie et droit…

Pour moi il y a un bénéfice accru d’avoir ainsi deux bacc. J’ai aussi un MBA d’ailleurs. Les jeunes juristes devraient suivre plusieurs formations afin de trouver un domaine qui est à l’intersection de leurs intérêts et de leurs connaissances, et puis étudier la philosophe, l’histoire, les langues étrangères. Tout ça, toutes ces formations, c’est du bonbon!

Me Marie-Laure Lerclercq est avocate-conseil au sein du cabinet DeGrandpré Chait, spécialisée dans le domaine de la propriété intellectuelle et des technologies. Barreau 81, elle possède un baccalauréat en droit de l’Université de Montréal et d’une maîtrise en génie électrique.