Jean-Roch Parent devra à nouveau faire face à la justice.
Jean-Roch Parent devra à nouveau faire face à la justice.
Après avoir été forcé de quitter son poste de procureur de la poursuite pour une affaire de harcèlement, l'avocat Jean-Roch Parent devra à nouveau faire face à la justice.

L'homme de 39 ans doit comparaître au mois de juillet au palais de justice de Québec à la suite d'une arrestation survenue la semaine dernière qui aurait mal tourné.

Selon la dénonciation signée jeudi par un juge de paix, Me Parent aurait entravé le travail de deux policiers en plus de les menacer et de se livrer à des voies de fait contre eux.

Me Parent fera également face à une accusation d'entrave à la justice puisqu'il aurait intimidé les policiers pour qu'ils cessent leur intervention.

Altercation

Selon nos informations, Me Parent a été intercepté par des agents de la Sûreté du Québec (SQ) pour une infraction au code de la sécurité routière. Il roulait dans une voie réservée.

L’avocat n'aurait pas apprécié le travail des policiers. Une altercation s'en serait suivie au terme de laquelle Me Parent a été couché au sol avant d'être menotté.

Il a passé quelques heures au quartier général de la SQ avant d'être libéré sous promesse de comparaître.

Cette comparution doit avoir lieu le 4 juillet. Par souci de transparence, c'est une procureure de la couronne de Roberval qui pilote le dossier.

Comportement dérangeant

Depuis quelques semaines, le comportement du criminaliste irrite plusieurs juges. Me Parent a eu maille à partir avec certains magistrats, dont la juge Johanne Roy, qui lui a lancé un avertissement après qu’il ait argumenté sur des procédures.
Selon nos sources, d’autres juges ont également signalé le comportement de Me Parent au barreau.

Jean-Roch Parent avait obtenu une absolution conditionnelle en 2015 après avoir plaidé coupable à des accusations de harcèlement et de non-respect d'engagement.

Les événements étaient survenus dans le contexte d'une séparation houleuse, ce qui lui a coûté son poste de procureur au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales.