Me Maude Brouillette entame une nouvelle carrière en intégrant le cabinet boutique LCM.
Me Maude Brouillette entame une nouvelle carrière en intégrant le cabinet boutique LCM.
Me Maude Brouillette, 34 ans, entame une nouvelle carrière en intégrant le cabinet boutique LCM. « Je voulais une structure plus souple, qui donnait plus d’autonomie. Celle des cabinets boutiques m’intéressait particulièrement. Avec une équipe plus petite, il y a aussi une ambiance plus familiale », explique la jeune avocate.

Au fil du temps, elle a pu développer une expertise en litige civil et commercial, et aussi en droit de la construction. « C’est une domaine du droit mis en avant à LCM. Certains avocats en font et ils sont en train de mettre en place un sous-groupe. C’est aussi ce qui m’a séduite dans ce cabinet », poursuit-elle.

Pour trouver LE bon cabinet, Me Brouillette a pris son temps. Plusieurs mois même. Elle a quitté Stikeman en avril après y avoir travaillé comme étudiante, stagiaire puis avocate. Elle n’a intégré LCM que le 13 novembre.

« Partir de Stikeman a été une décision difficile, car c’est une très bonne école », explique-t-elle. Direction l’Asie pour « prendre du temps pour elle ». Pendant deux mois, elle a ainsi visité le Sri Lanka et l’Inde, en faisant notamment du bénévolat pour l’organisme Les jeunes musiciens du monde. « J’ai donné des cours d’informatique et d’anglais », dit-elle.

L’expérience l’a marquée. « C’est sûr que ça met les choses en perspectives, tant nos succès que nos échecs. J’ai vraiment réalisé que nous sommes choyés ici », ajoute l’avocate.

Barreau 2008, diplômée en droit de l’Université de Montréal en 2007, Me Brouillette se destinait pourtant à une carrière de criminaliste. C’est en tout cas ce que lui avait inspiré son parcours en tant qu’intervenante en délinquance dans les centres jeunesse et en milieu carcéral.

« Finalement, je me suis rendue compte que je n’étais pas certaine de gérer tous les aspects émotifs du droit criminel. Je n’aurais pas été capable de me détacher assez et parallèlement, j’ai aussi trouvé le litige civil et commercial très intéressant », dit-elle.

Dès son assermentation, elle a travaillé chez Stikeman Elliott. « J’ai été séduite par la qualité des dossiers et par le fait que ce soit un cabinet international géré de Montréal, ce qui est assez rare pour des bureaux de cette envergure », raconte-t-elle.

Sous le mentorat de Pierre-Paul Daunais et Charles Nadeau, Me Brouillette est amené à représenter des entreprises comme Bombardier ou Kinmont Canada.

Depuis 2015, l’avocate est également vice-présidente du CA des centres Le Grand chemin, des centres de traitement de la dépendance pour les adolescents de 12 à 17 ans.