Émilie Delaitre, une jeune touriste française ayant perdu la vie dans l’écrasement d’un hydravion à Tadoussac
Émilie Delaitre, une jeune touriste française ayant perdu la vie dans l’écrasement d’un hydravion à Tadoussac
Les proches d’Émilie Delaitre, une jeune touriste française ayant perdu la vie dans l’écrasement d’un hydravion à Tadoussac en 2015, intentent une poursuite civile à l’encontre de Air Saguenay et Croisière AML d’une valeur de 300 000 dollars, rapporte La Presse.

Dans la poursuite déposée le 21 août dernier, on juge que ces organisations auraient fait preuve de « négligence » et d’« insouciance » dans l’exploitation de vols touristiques.

En août 2015, Émilie Delaitre, une Française âgée de 28 ans, s’était rendue au Québec pour y passer quelques jours avant la rentrée. C’est lors d’une visite à Tadoussac avec sa famille que l’accident s’est produit.

La jeune femme est montée à bord d’un Beaver exploité par Air Saguenay qui devait survoler la région. Puisqu’il ne restait qu’une place dans l’appareil, elle est la seule de sa famille à avoir effectué le tour, tandis que les membres de celle-ci attendaient patiemment son retour sur le quai.

Lors du vol, l’appareil s’est heurté à un affleurement rocheux lors d’un virage à grande inclinaison, menant à la mort de tous ses passagers et de son pilote.

Dans le néant

Dans la poursuite déposée, Éliane Delaitre, tante de la victime, allègue avoir été tenue à l’écart en compagnie de sa fille durant « trois heures d'attente interminable » suite à l’écrasement, ne sachant pas ce qui advenait de sa nièce. Elle ajoute « qu'aucune des personnes présentes soit venue leur parler plus en détail de l'avancement des recherches ou encore simplement pour les rassurer ».

Les Delaitre affirment n’avoir reçu « aucune aide ni support » et « empathie » de la part de Air Saguenay et Croisières AML suite à l’écrasement. Ils n’auraient obtenu certaines réponses qu’à la suite de la parution du rapport d’enquête du Bureau de la sécurité des transports (BST) concernant l’incident.

On peut lire dans la poursuite que « l'angoisse, la culpabilité, l'incompréhension et la souffrance ont envahi et ont paralysé Mme Delaitre et ses filles. »

Lorsque joint par La Presse, Croisière AML a nié ces allégations.

« Au contraire de ce qui est allégué dans la poursuite, l'évènement a été pris très au sérieux par les propriétaires qui se sont déplacés sur place pour accompagner les familles », explique Laurence Tôth, porte-parole de l’organisation.

De plus, la famille juge que les entreprises oeuvrant dans le milieu du tourisme auraient fait preuve de « négligence » et d'« insouciance » en omettant des « recommandations et pris des précautions quant au respect de certaines exigences aériennes ».