Me Suzanne Arpin rejoint la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.
Me Suzanne Arpin rejoint la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.
L’ex-procureure en chef de la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec, Me Suzanne Arpin, mettra sa passion de la défense des droits des enfants au service de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.

« Lorsque le poste s'est affiché, je me suis dit "voilà, je suis rendue là”. Avec l'expertise que j'ai, avec la connaissance que j'ai du réseau, je le connais pour l'avoir tricoté et détricoté les yeux fermés, je pensais que c'était le bon moment de mettre mon expérience au service des enfants », explique t-elle en entrevue téléphonique avec Droit-inc.

La Barreau 1984 a cumulé près de 25 ans d’expérience au Centre jeunesse des Laurentides où elle a occupé les postes d’avocate et de chef de service du contentieux. De plus, avec un collègue, elle a mis sur pied le service du contentieux chez les Cris de la Baie-James auprès du directeur de la protection de la jeunesse. Elle a ensuite complété de petits mandats pour la Commission des droits de la personne avant d’être recrutée en 2017 à la commission Viens, sur les relations entre les autochtones et certains services publics du Québec d’abord comme procureure jeunesse et par la suite comme procureure en chef.

Parmi ses défis, Me Arpin, qui a fait son droit à l’UQAM, promet de travailler étroitement avec la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse annoncée par le premier ministre François Legault le 30 mai dernier dans la foulée du drame de la fillette de 7 ans qui a succombé à ses blessures à Granby.

Elle souhaite également faire connaître le mandat jeunesse de la Commission, qui est d’abord et avant tout d’être le chien de garde des droits des enfants. « Pour beaucoup de gens au Québec, ce mandat est mal connu. Je veux qu'on le connaisse mieux. Si les gens sont au courant de quelque chose qui les trouble concernant les enfants, les situations avec les DPJ, je veux que les gens aient le réflexe de nous appeler. »

Mais elle ne désire pas entrer en confrontation avec les DPJ ou les établissements publics. « Quand on parle de "chien de garde", il faut nous voir comme un animal bienveillant qui souhaite pouvoir guider les établissements publics dans les correctifs qu'ils doivent apporter. Nous ne sommes pas là pour blâmer des gens. »