Me Louis G. Véronneau. Photo : LinkedIn
Me Louis G. Véronneau. Photo : LinkedIn
L’avocat Louis G. Véronneau a quitté discrètement son poste de vice-président principal responsable de la stratégie et du développement de Bombardier pour devenir le vice-président principal et chef de la transformation de SNC-Lavalin.

À ce titre, il est responsable de simplifier la structure organisationnelle et les processus du géant de l'ingénierie qui a été secoué par de multiples scandales de corruption au cours des cinq dernières années.

Le mandat de Louis G. Véronneau touche également la mise en place de la nouvelle orientation de l’entreprise qui abandonne son modèle de contrats clé en main pour se concentrer sur les services professionnels et la gestion de projets.

L’avocat qui a pratiqué en droit des affaires et en fusions et acquisitions pendant quatre ans chez Lavery de Billy sera également en charge du programme de désinvestissements de SNC-Lavalin.

Le chef de la direction de SNC-Lavalin, Ian L. Edwards. Photo : Site Web de SNC-Lavalin
Le chef de la direction de SNC-Lavalin, Ian L. Edwards. Photo : Site Web de SNC-Lavalin
Le cadre supérieur répond directement au chef de la direction de SNC-Lavalin Ian L. Edwards et il entre dans l’antichambre de la présidence. Il devra toutefois avoir des nerfs d’acier et une gestion optimale du stress. La Caisse de dépôt et placement du Québec détient 20 % des actions de SNC-Lavalin, c’est son principal actionnaire, et elle a fait une mise en garde à l’entreprise à l’effet qu’elle devait adopter une stratégie de réorganisation réaliste et efficiente, stratégie que doit maintenant appliquer Louis G. Véronneau.

C’est une autre étape dans sa carrière grand V. Sorti de l’école du Barreau en 1992 il ajoute un diplôme en droit international du London School of Economics pour rejoindre Lavery de Billy. Quatre ans plus tard il entre chez Produits Forestiers Résolu à titre de chef du contentieux, puis vice-président responsable de la stratégie et du développement.

Le gradué du Collège Brébeuf fait un autre bond, cette fois chez TD Investissements ou pendant huit ans il pilote de gros dossiers en financement corporatif et en fusions et acquisitions. Ce profil financier attire l’attention de Bombardier qui le charge en outre de tous les dossiers de désinvestissement dont celui des avions régionaux.

Il arrive en place alors que le titre de SNC-Lavalin est dans une zone d’embellie, depuis six mois la valeur de l’action est passée de 23,63 $ à 31,94 $, et que le titre de Bombardier lui, pique du nez. Pendant la même période, sa valeur est passée de 2,30 $ à 1,37 $.