Me Charles Hurdon, président exécutif chez Norton Rose Fulbright et Leanne Cherry, la directrice des ressources humaines de BLG.
Me Charles Hurdon, président exécutif chez Norton Rose Fulbright et Leanne Cherry, la directrice des ressources humaines de BLG.
La pandémie a au final peu affecté la performance de Borden Ladner Gervais (BLG) et Norton Rose Fulbright, respectivement premier et quatrième plus gros cabinets au Canada.

Bien que tous deux aient réduit les salaires de leurs avocats et professionnels juridiques en avril, ils font maintenant marche arrière… et souhaitent même compenser leurs équipes pour la perte de salaire, révèle The Globe and Mail.

Norton Rose Fulbright avait annoncé des coupes de salaire de 10 %, et BLG de 10 % à 15 %, sans parler de réductions plus sévères de revenu pour leurs associés.

Ces deux géants du droit avaient alors estimé que l’incertitude économique amenée par la crise sanitaire les obligeait à effectuer des coupes, surtout qu’il était possible que leurs clients n’arrivent plus à payer leurs factures.

« La plupart de nos gens ont été très compréhensifs, mais ça a été une décision difficile », souligne Me Charles Hurdon, président exécutif chez Norton Rose Fulbright.

D’autres grands cabinets n’étaient pas allés dans ce sens et avaient refusé de couper dans les salaires : Torys, Blakes, Davies, Osler, Stikeman Elliott, et McCarthy Tétrault, notamment, mentionne le Globe.

Les pertes de salaires remboursées

Les coupes de salaire de Norton Rose Fulbright et de BLG sont maintenant chose du passé.

Les deux cabinets ont annoncé à leur personnel qu’ils rembourseront les pertes de salaires, salaires qui sont d'ailleurs revenus à la normale ce mois-ci. BLG a également rappelé la majorité de ses employés mis à pied.

BLG et Norton Rose Fulbright peuvent se permettre ces largesses en raison d’une recrudescence de travail dans plusieurs domaines de droit, qui donne aux deux cabinets une solide performance financière même en pandémie.

Le litige, entre autres, a rebondi grâce à la réouverture des tribunaux. Le droit du travail a aussi fait une remontée dans les derniers mois, alors que les entreprises sont à la recherche de réponses quant à la COVID-19.

Au-travers de tout ça, les avocats et le personnel juridique ont prouvé qu’ils pouvaient être tout aussi efficaces en télétravail. Cette nouvelle réalité a changé la face du travail d’avocat, constate Me Hurdon, de Norton Rose Fulbright.

« Ça a pris 50 jours de COVID pour changer 50 ans d’habitudes de travail des cabinets », lance le président du cabinet.

Par ailleurs, Les dépenses des cabinets ont ainsi chuté, surtout en tenant compte de la quasi-disparition du budget pour les voyages, conférences, restauration et divertissement des clients.

« Financièrement, ça a été une solide année pour nous », indique Leanne Cherry, la National Chief Talent Officer de BLG.