Jacques Frémont. Photo : Site web de l’Université d’Ottawa
Jacques Frémont. Photo : Site web de l’Université d’Ottawa
Le juriste et recteur de l’Université d’Ottawa Jacques Frémont a pris la parole mercredi dernier dans un vidéo publié sur Facebook.

En s’adressant aux étudiants de son université, il est revenu sur l’utilisation du mot « N » et sur les principes de l’établissement académique.


Source : Facebook/uOttawa.

« Les mots sont importants, indique le recteur dans la vidéo. Le mot au coeur du présent débat est accompagné d'une charge sémantique historique et connotative si importante que cela a fait l’un des plus offensants et des moins acceptables des langues anglaise et française. »

Le recteur Jacques Frémont a poursuivi son allocution en réitérant l’importance de la « liberté universitaire », qui doit selon lui être « jalousement protégée et sans cesse renforcée ».

« Pour pouvoir apprendre et évoluer, il faut avoir le courage de discuter de sujets, même difficiles. Cependant, il faut pouvoir échanger tout en préservant la dignité humaine, qui demeure un principe si important », a conclu le recteur.

Les réactions ont fusé à la suite de la publication de la vidéo par l’Université d’Ottawa. L’étudiante Victoire Victoria Tieulatie a loué le message du recteur dans un commentaire.

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Au contraire, l’étudiant en droit de l’Université d’Ottawa Sébastien Blais n’y est pas allé de main morte en accusant son recteur de « condamner un contexte pédagogique » sans parler de la mise en ligne des informations personnelles de la professeure qui avait utilisé le mot « N » en classe.

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Lynn Joncas-Arneberg a quant à elle annoncé qu’elle ne contribuerait plus financièrement à l’Université d’Ottawa.

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