En tant que stagiaire ou jeune avocat vous avez peut-être constaté que la conjoncture s’abattait même sur les plus gros, comment dans ses conditions s’en sortir un solo ?

En partant bien préparé, explique Maggie Green pour Lawyerist.com.

C’est bien connu un homme averti en vaut deux, un avocat aussi…

Sa méthode tient en trois points.

1. Misez sur des mentors

Seul à son compte peut-déjà être difficile, seul et sans ami sera pire !

Commencez donc par concentrer vos efforts de réseautage à la recherche de personnes d’expérience qui seront aptes à vous apporter support, conseils et confiance en vous ; des amis professionnels que vous pourrez appeler pour un conseil, dont vous croirez le jugement et qui in fine vous feront progresser plus vite dans votre pratique.

Jean Leduc, un des quatre fondateurs du cabinet Loranger Marcoux explique ainsi qu'au démarrage du cabinet ils avaient mis en place un comité consultatif composé de gens d'affaires expérimentés, dont le rôle était de s'assurer que le cabinet ne s'éloigne pas de son plan de développement.

Vos mentors seront comme des roues de secours et pourront éviter que votre client n’essuie les pots cassés …

Où se cachent-ils ?

Partout !

Pensez à vos maîtres de stage, à des confrères spécialisés dans les types de pratique qui vous attirent, à d’anciens professeurs.

Visez aussi les programmes d’aide des universités.

En un mot n’ayez jamais peur de demander de l’aide !

2. Impliquez-vous et osez !

Le pire écueil de l’avocat en solo est paradoxalement d’être un avocat solitaire.

L’homme est un animal social, l’avocat aussi!

Impliquez-vous dans les organisations professionnelles ou dans vos instances ordinales à la rencontre de vos pairs.

Membre de la même profession, vous aurez des points communs et des retours d’expérience à partager, et peut-être des projets à construire.

Cela peut vous paraître étonnant mais vos pairs seront peut-être également vos premiers apporteurs d’affaires.

Me Benoît Lapointe, co-directeur du cabinet spécialisé en litige Belleau Lapointe recommande aussi ne pas être frileux.

« Il faut trouver le courage d’y croire et se lancer, dit-il. Beaucoup d’avocats feraient des miracles en solo s’ils sautaient le pas ! »

3. Concentrez-vous !

A première vue, plus vous aurez de domaines de pratique, plus vous aurez de dossiers.

Cette position simpliste est en réalité fortement déconseillée par Maggie Green.

L’auteure, également avocate en solo, recommande de ne pas développer plus de deux domaines de spécialisation.

Me John-Nicholl (en photo), fondateur de Nicholl Paskell-Mede, boutique en droit des assurances confirme.

« Il faut s’en tenir à ce qu’on connait, partir avec un marché cible en tête, dit-il. Mon conseil serait savoir marcher avant d’apprendre à courir. »

A défaut, ce sera la plongée permanente en eaux profondes et tumultueuses, pour un résultat juridique souvent mitigé.

Imaginez que même les meilleurs avocats au pays ne sont pas bons en tout !

La spécialisation ne sera d’ailleurs pas forcément nocive au développement de votre activité puisqu’en vous faisant connaître dans vos domaines vous pourriez vous voir recommander des clients par des amis professionnels.

Il ne vous reste plus qu'à construire ce cercle vertueux ...

Pour plus de détails (en anglais), cliquez-ici.