Hier, le cabinet, avec le Centre commémoratif de l’Holocauste, a organisé une rencontre avec les médias pour une occasion bien spéciale.

Michael Vineberg, associé du cabinet à Montréal en fiscalité et fusions-acquisitions, impliqué au sein de la Maison d'Anne Frank, à Amsterdam depuis 10 ans, a symboliquement mis en terre un des arbrisseaux issus du marronnier que regardait Anne Franck depuis le lieu où elle et sa famille se cachait pendant la seconde guerre mondiale.

L’événement s'est déroulé en présence du député de D’Arcy-McGee Lawrence S. Bergman, ainsi que du représentant du consul général de Hollande au Canada, Monsieur Michael Polak, et de survivants de l’Holocauste.

Un arbre lieu de mémoire

Le marronnier qu’Anne Frank observait depuis sa cachette à Amsterdam a été emporté le 23 août dernier par une violente rafale de vent.

Me Michael Vineberg procède à la mise en terre des arbrisseaux issus au Centre commémoratif de l’Holocauste à Montréal
Me Michael Vineberg procède à la mise en terre des arbrisseaux issus au Centre commémoratif de l’Holocauste à Montréal
Pour la jeune fille, condamnée à la clandestinité pendant près de deux ans, il était le rappel du temps qui passe, il marquait le passage des différentes saisons de la vie, il était la vie à l’extérieur, il était la liberté.

Anne Frank l’a évoqué dans son journal à trois reprises en 1944 avant d’être déportée :

- Le 23 février : « Nous avons regardé tous les deux le bleu magnifique du ciel, le marronnier dénudé aux branches duquel scintillaient de petites gouttes…»,

- Le 18 avril : « Avril est en effet radieux, ni trop chaud ni trop froid, avec de temps à autre une petite giboulée. Notre marronnier est déjà passablement vert et on voit même poindre çà et là de petites grappes de fleurs. »,

- Et enfin le 13 mai: « Notre marronnier est totalement en fleur ; de haut en bas, il est bourré de feuilles et beaucoup plus beau que l'an dernier. »

Le marronnier (un marronnier d’Inde), avait plus de 170 ans, il se trouvait dans le jardin derrière la maison au 188 Keizersgracht et était l'un des plus vieux marronniers d’Amsterdam.

En apprenant en 2005 que le marronnier était gravement malade, la Maison d’Anne Frank, avec l’autorisation du propriétaire, avait fait ramasser et germer des marrons pour pouvoir les offrir entre autres à des Écoles Anne Frank. Depuis, un grand nombre d’Écoles Anne Frank ont un petit arbre, ainsi que d’autres organisations et endroits à travers le monde.

En 2008, après une mobilisation contre sa coupe, une structure était venue le soutenir pour éviter qu’il ne tombe.

En vain.

Avec cette initiative du cabinet Davies, le symbole qui se perpétuera désormais à Montréal.