Pour Me McAusland, le plus important est de développer une expérience transportable
Pour Me McAusland, le plus important est de développer une expérience transportable
En ce moment, David McAusland conseille Rio Tinto en Malaisie pour ses investissements dans le secteur du cuivre. Il fait de même pour un investisseur londonien qui a des visées dans le secteur de l'énergie solaire en Italie. Un autre jour, il peut se retrouver en France pour conseiller un client américain.

« L'expérience et le jugement ne connaissent pas de frontières », dit-il, pour expliquer sa grande mobilité et la diversité de ses clients et de ses mandats. C'est sans doute pour ces deux qualités que les grandes entreprises s'arrachent ses services et le paient très cher pour ses conseils stratégiques, même si, il l'admet sans détour, il est depuis bien longtemps un très bon client des compagnies aériennes. Un jour à Montréal, demain aux États-Unis, une semaine en Afrique ou en Australie... heureusement qu'il a son chalet pour souffler un peu.

Comment devient-on avocat international?

L'avocat a beaucoup réfléchi à cette question, assez en tout cas pour rappeler le journaliste de La Presse une deuxième fois pour apporter des précisions. Bien sûr, il faut un réseau et être capable de s'y alimenter. Mais il faut davantage.

« Le plus important, dit-il, est d'avoir l'occasion au cours de sa carrière de développer de l'expérience transportable. » C'est-à-dire de l'expertise que l'on acquiert dans un certain secteur, et qui puisse servir plus tard dans un autre, partout dans le monde.

« Lorsqu'on est capable de concevoir une transaction à la fine pointe dans un domaine, alors on devrait être capable de le faire dans un autre secteur. Cette expertise devrait être transportable d'une juridiction à une autre. »

À ce chapitre, l'avocat est bien placé pour parler. Car en matière de grandes transactions internationales diversifiées, il en connaît un peu. Chez Alcan, où il a dirigé les affaires juridiques de 2002 à 2007, il a participé et dirigé juridiquement près de 80 transactions et pas des moindres : l'acquisition d'Alusuisse, l'OPA sur Pechiney, le spin-off de Novelis, la vente d'Alcan à Rio Tinto... Avec un CV comme ça, pas étonnant que tous les grands cabinets d'avocats le voulaient dans leur équipe lorsqu'il a quitté Alcan.