Dans une décision partagée à 7 contre 2, le plus haut tribunal américain a statué que les gouvernements n'ont pas le droit de "limiter les idées auxquelles les enfants peuvent être exposés".

Un tribunal inférieur avait déjà conclu que la loi californienne brimait les droits garantis aux jeunes par le premier amendement de la Constitution, qui porte sur la liberté d'expression.

Plus de 46 millions de domiciles américains possèdent une console de jeux vidéo, une industrie qui a généré des recettes de 18 milliards $ US en 2010.

S'exprimant pour la majorité, le juge Antonin Scalia (photo) a expliqué que contrairement au "contenu sexuel", les États-Unis n'ont pas de tradition de limiter l'accès des enfants au contenu violent. Il a ensuite rappelé que des contes comme Le petit chaperon rouge, Hansel et Gretel ou Blanche-Neige contiennent des passages particulièrement violents.

De son côté, le porte-parole des deux juges dissidents, Clarence Thomas, a estimé que la "liberté d'expression" garantie par la Constitution n'inclut pas le droit de s'adresser directement à des mineurs en contournant leurs parents ou responsables légaux.