Marc B. Duquette vient d'ouvrir un nouveau cabinet à New York
Marc B. Duquette vient d'ouvrir un nouveau cabinet à New York
C’est en 2002 que Me Marc B. Duquette fait la rencontre de son futur associé Me James D. Bailey. Sur une patinoire de hockey à New-York, plus précisément.

Quelques mois plus tard, Me Paul E. Godinez, que l’avocat a rencontré sur un terrain de football alors qu’ils exerçaient tous deux chez White & Case, a rejoint le duo motivé.

De ces rencontres sportives, est né le cabinet Bailey Duquette.

Ouvert en février dernier, le cabinet new-yorkais se spécialise en litige, propriété intellectuelle et pratique corporative transactionnelle. Me Duquette ne s’en cache pas : il a désormais l’intention de s’ouvrir et de conseiller les PME québécoises qui souhaitent faire, comme lui, le grand saut aux Etats-Unis.

« Le cabinet est la copie miniature des grands bureaux, explique-t-il à Droit-Inc. J’ai apporté avec moi le caractère institutionnel de la pratique du droit que l’on trouve dans les grands bureaux, mais aussi l’attention que l’on porte aux détails et à chacun des actes que l’on pose.»

Paul E. Godinez a rencontré Marc Duquette sur un terrain de football
Paul E. Godinez a rencontré Marc Duquette sur un terrain de football
Il faut dire qu’il a beaucoup appris sous le mentorat du chevronné Me Yves Fortier. Jeune étudiant chez Ogilvy, en arbitrage international, c’est en partie en raison de leur collaboration qu’il décide de se lancer alors à la conquête de New York, chez White & Case.

Le jeune homme qu’il était pouvait y atteindre une carrière « pleinement globale», porté par la curiosité propre à la jeunesse pour une ville à « l’énergie incroyable». À date, cela fait douze ans qu’il pratique le droit corporatif dans la Grosse Pomme.

L’envol

Avant de lancer Bailey Duquette, l’avocat de 36 ans a travaillé à titre de vice-président du développement corporatif et conseiller général au sein d’une société de gestion 9.8 Group, anciennement Global Advertising Strategies, qui réunit agences de pub, groupe d’art et boîte technologique.

« Les marchés new-yorkais et montréalais sont plus similaires qu’on ne le dit bien qu’il y ait peut-être davantage de flexibilité et de fluidité à New-York », dit le diplômé de l’Université d'Ottawa et de l’Université de Montréal, membre du Barreau de New-York et de Québec.

James D. Bailey a rencontré Me Duquette en 2002 sur un terrain de hockey
James D. Bailey a rencontré Me Duquette en 2002 sur un terrain de hockey
Selon lui, il est même peut-être plus facile de lancer un bureau dans la Grosse Pomme…

Parmi ses plus gros clients, Me Duquette compte American Express, avec lequel il travaille sur « un nouveau business d’avant-garde», soient des ententes entre le groupe et des plateformes de médias sociaux.

Également : Aeroflot, la ligne aérienne russe. Le cabinet agit à titre de conseiller sur des questions de droit de l’emploi notamment.

Enfin, il cite aussi une compagnie russe qui fait des paiements via des téléphones cellulaires et qui tente de s’implanter aux USA. Il agit pour elle à titre de conseiller en planification fiscale. Sur des questions légales, il travaille aussi avec une entreprise de la côte ouest américaine spécialisée dans le domaine des extensions web.

L’avocat, qui a désormais posé ses valises à Manhattan avec sa femme et ses trois enfants, a aussi vécu au Canada, et une année à Singapour. Fils d’un officier militaire, il a grandit en Allemagne.

« Vivre à l’étranger m’a permis de développer certaines aptitudes», explique-t-il. Notamment lorsqu’il s’agit de discuter et de faire affaire avec des personnes issues de différentes cultures.

Il aime toujours le hockey, le football, ainsi que le golf et la littérature française…

Depuis son dernier voyage à Montréal, une poignée de clients québécois s’est montrée plutôt enthousiaste… Ce n’est que le début, selon lui,… mais il se lance en campagne !

« Il y a désormais quelqu’un à New-York qui parle votre langage !» lance l’avocat aux entreprises et clients québécois….