Vous êtes malade? Comment annoncer la nouvelle à votre patron?
Vous êtes malade? Comment annoncer la nouvelle à votre patron?
Votre femme a repéré un collier en diamants hors de prix qui se trouve être à -70% en ce jour de Black Friday, et vous avez bien l’intention de bénéficier de cette réduction pour ne pas avoir à vider vos REERs pour les achats de Noël.

Ou alors, vous avez fêté la victoire inespérée de votre équipe préférée avec vos amis, qui vous ont entraîné de force dans une tournée des bars du quartier une fois votre pack de bières terminé. Bref, vous n’êtes pas en état de rédiger une convention d’actionnaires.

Ou encore, vous êtes fiévreux, vous avez des points blancs dans le fond de la gorge, votre nez n’est plus qu’une masse rouge qui coule: vous êtes bien malade - et ça arrive même aux meilleurs d’entre nous.

Parce qu’une procédure de divorce vous laisserait sur la paille, parce que vous êtes physiquement incapable de sortir du lit ou parce que vous voulez préserver vos collègues de vos microbes, le verdict tombe: pas de bureau pour vous aujourd’hui.

Mais un SMS «Je ne viens pas, désolé» envoyé au hasard de votre répertoire (à la secrétaire? l’associé?) ne suffit pas. Voici, d’après Above the law, les différentes façons de prévenir de votre absence - justifiée ou pas -, tout en restant crédible et professionnel.

1. Faites appeler quelqu’un d’autre

Quand votre femme / mari / colocataire ou autre téléphonera à votre patron pour lui expliquer que vous ne viendrez pas travailler, ce dernier vous imaginera cloué au lit, inconscient ou trop affaibli pour parler… Stratégie idéale pour avoir la paix et éviter les soupçons.

Vos collègues éviteront de vous appeler ou d’écrire des courriels au moindre prétexte, et vous pourrez regarder tranquillement votre série préférée et guérir vite fait votre tête ou votre rhume.

Evitez juste d’appeler vous-même en mimant quelqu’un - votre voix de femme n’est pas crédible...

2. Profitez d’un collègue malade

Si un de vos camarades de bureau ne se sent pas bien aujourd’hui, demain sera le jour idéal pour sécher le travail: votre patron croira tout naturellement qu’un sale virus traîne dans l’air, et que vous en avez été la pauvre victime…

C’est aussi l’occasion de lui montrer votre grandeur d’âme en restant chez vous pour préserver vos collègues et les laisser travailler. Si l’associé se fiche que vous soyez un peu malade, il sera sensible au fait que vous ne contaminiez pas toute l’équipe.

3. Utilisez le bon vocabulaire

Ne dites pas «Je ne me sens pas bien», trop faible, mais allez-y carrément avec un «Je suis affreusement mal». N’ayez pas peur des mots: il s’agit d’impressionner - sans pour autant engager le pronostic vital. Crédible, on a dit.

Si vous avez des courbatures ou mal à la gorge, on vous méprisera. Si par contre vous souffrez d’une angiocholite ou d’une lagophtalmie, on s’inquiétera pour vous. Soyez imaginatif…. (il faut quand même que votre mal soit reconnu par un dictionnaire médical).

4. Faites-vous renvoyer chez vous

Faites-vous renvoyer chez vous.
Faites-vous renvoyer chez vous.
On ne pourra pas vous reprocher de la mauvaise volonté si c’est votre patron qui vous renvoie chez vous. Pour cela, profitez d’une téléconférence pour sortir votre plus belle voix enrouée et parler du nez, entre deux quintes de toux et trois éternuements.

Votre boss croira que vous êtes prêt à tout braver pour avancer dans votre travail. Mais il y a aussi le risque qu’il fasse juste une blague sur votre nez rouge et vos M qui sonnent comme des B. Et vous voilà coincé au bureau...

5. Ecrivez un mot

Avec un courriel, à la différence d’un appel pour annoncer que vous êtes malade, votre patron ne pourra pas juger de votre état à votre voix. Ni tenter de parlementer pour vous faire travailler de chez vous.

Et en évitant la conversation, vous ne risquez pas de vous compromettre en évoquant votre séance ciné prévue l’après-midi. Vous pouvez d’ailleurs envoyer le même message à tout le service, pour éviter d’être inclu dans les courriels-chaîne. Et profitez de cette journée de congé!