Sameer Zuberi, étudiant au baccalauréat en droit à l’UQAM. Photo : Nathalie St-Pierre
Sameer Zuberi, étudiant au baccalauréat en droit à l’UQAM. Photo : Nathalie St-Pierre
Le Département des sciences juridiques de l’université du Québec à Montréal (UQAM) a décerné, le 14 avril dernier, la bourse Juanita Westmoreland-Traoré à Sameer Zuberi, étudiant au baccalauréat en droit à l’UQAM.

Cette bourse, d'un montant de 3000$, devra lui servir à utiliser sa formation comme un outil de changement au service de la communauté. Elle est décernée en l’honneur de Juanita Westmoreland-Traoré, juge retraitée de la Cour du Québec, qui a joué un rôle important dans la promotion des droits de la personne, de la justice sociale et du droit à l'égalité. Elle est la première femme noire à avoir accédé à la magistrature au Québec et à avoir été doyenne d'une faculté de droit au Canada, celle de l'Université de Windsor.

Elle a également été professeure de 1976 à 1991 au sein du département des sciences juridiques de l’UQAM.

Un lauréat engagé

Sameer Zuberi, a obtenu en 2004 un baccalauréat en mathématiques de l'Université Concordia. Il est membre actif du Forum musulman canadien et de la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles.

Le lauréat a aussi occupé la fonction de vice-président du Concordia Student Union de 2002 à 2003. Journaliste, essayiste, panéliste à ses heures et parent, Sameer Zuberi est l'illustration de l'engagement étudiant et citoyen au sein d'une société mondialisée.

Juanita Westmoreland-Traoré est titulaire d'un doctorat d'État en droit public de l'Université de Paris II. Elle a joué un rôle important dans l'établissement du Conseil des communautés culturelles et de l'immigration du Québec, dont elle a assumé la présidence de 1985 à 1990.

Nommée officière de l'Ordre national du Québec en 1991, elle a été conseillère des Nations Unies auprès de la Commission nationale de vérité et de justice en Haïti en 1995, puis a été nommée juge à la Cour du Québec en 1999.

En 2001, l'UQAM lui a décerné un doctorat honoris causa pour souligner sa contribution exceptionnelle à l'affirmation des droits et libertés de la personne ainsi que son engagement envers les victimes de discrimination. Elle s'est également impliquée à de nombreuses reprises auprès d'associations dédiées aux droits des personnes les plus démunies, et ce, tant sur le plan national qu'international.