Les écarts de salaire entre les hommes et les femmes exerçant la profession d’avocat perdurent
Les écarts de salaire entre les hommes et les femmes exerçant la profession d’avocat perdurent
Une récente étude, réalisée par Sky Analytics et reprise par le Global Legal Post, conclut que les associées sont payées 10% moins cher que les hommes dans les grands cabinets, un écart qui va jusque 12% dans les plus petites firmes.

Cette recherche, menée sur 1 800 jeunes avocats âgés de 23 à 40 ans, de différentes nationalités et issus de plus de 3 000 cabinets, montre donc que les avocates sont en général moins rémunérées que leurs homologues masculins.

Tandis que les avocates âgées de 25 ans et moins gagnent en moyenne 30% de plus que leurs confrères, la tendance s’inverse par la suite, les hommes gagnant 20% de plus que les femmes à l’âge de 35 ans.

En général, les avocates et femmes juges gagnent 82% du salaire de leurs confrères. En outre, aucune femme ne facture à plus de 1 000 dollars l’heure, alors que 2% des hommes issus de gros cabinets (1 000 avocats ou plus) le font.

Si ces écarts sont moins grands que dans le secteur médical, où les femmes gagnent 71% du salaire des hommes, ou que chez les comptables (76%), il y a pourtant des corps de métiers sans inégalités salariales, comme les ventes de publicité ou les ressources humaines.

Travail de femme, travail d’homme

L’étude rapporte également que les firmes d’avocats répertorient 177 « activités masculines », plus enclines à être effectuées par des hommes, comme l’analyse et la stratégie, les demandes de brevets internationaux ou les inspections sur site.

Par contre, les activités dites « féminines », regroupant par exemple le traitement de texte, sont au nombre de quatre seulement.

Résultats des écarts de salaires ou pas, un tiers (34%) des femmes pensent rester dans un cabinet d’avocats pendant toute leur carrière, et moins des deux tiers (57%) veulent devenir associée.

Les résultats de l’étude montrent aussi que la nouvelle génération d’avocats veut réformer le secteur juridique et voit les cabinets d’avocats plutôt comme des entreprises d’affaires commerciales. La clé du changement selon eux ? La technologie.