Me Karim Renno réalise enfin son rêve
Me Karim Renno réalise enfin son rêve
« Je peine encore à réaliser que j’ai fait le grand saut. Mais ça y est, le temps était venu », lance avec enthousiasme le chroniqueur vedette de Droit-inc. Mais ce n’est pas seul que Me Karim Renno se lance dans cette aventure. Il aura à ses côtés Me Michael Vathilakis, qui occupait depuis plusieurs années le poste de vice-président aux Affaires juridiques du bureau québécois de Future Électronique, une multinationale spécialisée dans la commercialisation de divers composants électroniques.

Forts de leurs longs séjours dans plusieurs grands cabinets, notamment Fasken Martineau (Me Vathilakis) et Osler (Mes Renno et Vathilakis), les deux hommes se sentent d’attaque. « Mes quatre années chez Irving Mitchelle Kalichman (IMK) m’ont réellement permis de comprendre tous les rouages de la gestion d’un cabinet boutique », explique Me Renno, qui avait intégré l’équipe d’IMK à titre d’associé en 2011. Pour sa part, Me Vathilakis a pu développer une grande expérience en gestion du personnel.

« Nous sommes un duo d’enfer ! » lance en riant Me Renno, qui admet avoir tissé des liens très serrés avec son collègue alors que les deux travaillaient chez Osler. Au courant des années 2000, les juristes se sont entendus qu’un jour, ils lanceraient leur cabinet. « Je vais dorénavant pouvoir fixer les taux horaires comme je l’entends. Si je juge que la cause en vaut la peine, je pourrais ainsi être plus flexible », poursuit-il.

Une boutique se prépare

Me Michael Vathilakis occupait depuis plusieurs années le poste de vice-président aux Affaires juridiques du bureau québécois de Future Électronique
Me Michael Vathilakis occupait depuis plusieurs années le poste de vice-président aux Affaires juridiques du bureau québécois de Future Électronique
Le modèle visé par Mes Renno et Vathilakis est simple : un cabinet boutique de litige. Un concept qui rappelle étrangement celui d’IMK. « Être une équipe de 15 à 20 avocats, c’est à mon avis la taille idéale pour le litige », explique-t-il.

En plus d’avoir une pratique axée sur le litige entre actionnaires, le recours en oppression, et les dossiers contractuels, Me Renno traite aussi des causes liées à la faillite et l’insolvabilité, ainsi que des recours collectifs. « La beauté de mon séjour chez IMK, c’est que j’ai pu toucher à une panoplie de dossiers qui sortaient de ma zone d’expertise, comme le litige civil. Je suis beaucoup plus polyvalent aujourd’hui et c’est ce qui me met en confiance pour cette aventure », souligne-t-il.

Comment les associés directeurs d’IMK ont-ils réagi à l’annonce de son départ ? « J’ai une très bonne relation avec Mes Doug Mitchell et Peter Kalichman, ils ont tout à fait compris mon désir et m’ont appuyé dans mon choix. Je n’ai que du bien à dire d’eux, ils m’ont énormément appris », répond le juriste.

Les clients suivent

Jusqu’à présent, tous les clients de Me Renno ont accepté de le suivre. « C’est 100% rétention. Je me suis entendu pour que certains mandats soient effectués en collaboration avec IMK », ajoute-t-il.

Il refuse de dire que son nouveau cabinet fera un jour concurrence à son ancien employeur. « Il y a assez de demandes sur le marché dans les dossiers de litige, tout le monde peut avoir une part. Je vois beaucoup plus de possibilités de collaboration entre les cabinets que de compétition », rétorque-t-il.

À ses yeux, le litige est un domaine de droit qui exige que l’avocat soit physiquement présent sur les lieux, contrairement à d’autres secteurs où le travail se fait facilement à distance. « Le litige, ça exige une main d’œuvre locale. Je suis confiant que notre équipe n’aura aucune difficulté à grandir. » D’ailleurs, il mentionne au passage que des embauches pourraient se faire rapidement. « Nous allons chercher des jeunes talentueux et motivés. »

Les deux avocats ne manqueront pas de travail, surtout au début. Conscient que les prochaines années seront extrêmement exigeantes, Me Renno se dit prêt à relever le défi. « J’approche la quarantaine, mais je sens que j’ai encore l’énergie qu’il faut pour y arriver. C’était le temps de le faire, je suis plus prêt que jamais », conclut-il.

En attendant que le cabinet Renno Vathilakis (ou Vathilakis Renno?) possède un site Internet, il est toujours possible d’aller cogner à leur porte, au 1621 Sherbrooke Ouest.

Et nul besoin de s’inquiéter, notre chroniqueur gardera sa rubrique sur Droit-inc !