Création d'un laboratoire pour la recherche critique en droit

Travaillant souvent individuellement, les chercheurs en droit sont parfois confrontés à une forme d’isolement. Or, l’échange et la discussion sont essentiels à la poursuite de leurs travaux et à l’avancement de la recherche.

Sabrina Tremblay-Huet, Sophie Audette-Chapdelaine, Nicolas Thiffault et Hélène Mayrand.
Sabrina Tremblay-Huet, Sophie Audette-Chapdelaine, Nicolas Thiffault et Hélène Mayrand.
Pour remédier à la situation, les étudiants en droit Sabrina Tremblay-Huet et Sophie Audette-Chapdelaine au doctorat et Nicolas Thiffault à la maîtrise-recherche ainsi qu'Hélène Mayrand, professeure adjointe, ont décidé de créer un environnement d’échange : le Laboratoire pour la recherche critique en droit (LRCD).

Lors de son cocktail de lancement le 12 février dernier, le professeur Mathieu Devinat, vice-doyen à la recherche, a félicité cette initiative en insistant sur la valeur que le laboratoire aura pour toute personne intéressée par le droit et la recherche en droit.

Le LRCD vise d'une part à encourager les débats et les travaux de recherche en droit liés aux différents courants théoriques critiques. Il entend de plus favoriser l’accessibilité à ces travaux afin de les rendre moins élitistes et de permettre à tous les acteurs du milieu juridique ou d’autres disciplines de contribuer aux débats. Il a enfin pour mission de créer des espaces de collaboration, de dialogue et de créativité entre chercheurs de tous horizons et autres membres de la communauté.

Bien que basé à la faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, le LRCD ouvre aussi ses activités à d’autres chercheurs associés, partenaires et collaborateurs.

Deux étudiants ont remporté un prix en Corée

Un couple d'étudiants, Letta Wellinger et Georges Samoisette-Fournier, actuellement en dernière année d'études au baccalauréat ont choisi d'étudier à l'automne dernier à l'étranger, en intégrant l’Université Soongsil de Séoul en Corée du Sud.

À cette occasion, ils ont participé au concours de plaidoirie Stetson en droit de l’environnement, en représentant la faculté de droit de Sherbrooke face à sept autres équipes d'étudiants des meilleures facultés de droit d’Asie.

Les deux étudiants ont remporté la deuxième place et leur mémoire a reçu la deuxième meilleure note. En outre, Mme Wellinger s'est vue décerner le titre de meilleure plaideuse en ronde finale.

Les participants devaient se pencher sur une pratique aussi répandue que contestée par de nombreux groupes de défense de la faune à l’échelle internationale : l’ablation des ailerons de requin à des fins gastronomiques. Il s’agit d’un sujet complexe, touchant diverses juridictions et soumis à différentes conventions internationales. La position des participants pour la continuation de la pêche ou son interdiction a été déterminée juste avant la plaidoirie.