La colorée avocate Anne-France Goldwater se retrouve avec une plainte au Barreau pour avoir exhibé son décolleté lors d’un interrogatoire
La colorée avocate Anne-France Goldwater se retrouve avec une plainte au Barreau pour avoir exhibé son décolleté lors d’un interrogatoire
«(Elle) a ouvert son décolleté plongeant pour exhiber ses seins, en partie recouverts d’un soutien-gorge», affirme Me Patrick Ouellet dans un document de cour dont le Bureau d’enquête de QMI a obtenu copie.

L’avocat, qui défend la militante pro-laïcité Louise Mailloux dans la poursuite en diffamation intentée par la musulmane féministe Dalila Awada, écrit avoir été témoin de la scène la semaine passée, lors d’un interrogatoire hors cour.

Ce jour-là, Mme Mailloux se faisait questionner par Me Goldwater quand l’incident serait survenu pour une raison qu’on ignore.

Me Ouellet aurait alors demandé que ce comportement cesse, mais l’avocate aurait nié le geste avant de traiter de « juvénile » son confrère, selon le document de cour.

« Par la suite, (Me Goldwater) a de nouveau ouvert son décolleté plongeant », poursuit Me Ouellet.

Si bien que l’interrogatoire de Mme Mailloux aurait dû être interrompu. Et il ne devrait reprendre que devant un juge, croit l’avocat de la militante pro-laïcité qui a déposé une requête en ce sens en Cour supérieure ce lundi.

Pas digne

Mis au courant de l’incident, le représentant de la Société des amis de Vigile.net, un organisme lui aussi visé par la poursuite de Dalila Awada, n’a pas hésité à porter plainte au Barreau.

« Le comportement de Me Goldwater entache grièvement la dignité de la profession », affirme Richard Le Hir dans sa lettre dont le Bureau d’enquête a aussi obtenu copie.

« Petit zizi »

La musulmane féministe, Dalila Awada
La musulmane féministe, Dalila Awada
Ce n’est pas la première fois que Me Goldwater se retrouve ainsi avec une plainte au Barreau. En 2013, elle avait reçu une réprimande pour avoir dit à un collègue de « manger de la marde » et que le client de cet avocat avait « un trop petit zizi et qu’il ne peut pas faire jouir sa femme ».

L’infraction, qui est la même que celle de la plainte déposée hier par M. Le Hir, était passible d’une radiation temporaire.

Notons qu’il ne s’agit pas de la première charge contre Me Goldwater dans le dossier de Dalila Awada. Au début de l’année, Mme Mailloux avait déposé une requête demandant à l’avocate de se retirer du dossier, sous prétexte que Me Goldwater épousait la cause de sa cliente et avait une dent contre Mme Mailloux.

La plupart des intervenants dans le dossier n’ont pas commenté l’affaire. Me Goldwater n’a pas rappelé, malgré les nombreux appels de l’Agence QMI.

Un geste qui peut coller à sa personnalité

L’exhibition reprochée à Me Anne-France Goldwater par un avocat correspond très bien à l’image qu’elle projette dans les médias, analyse un expert en communication.

« Il y a des gens très exubérants, avec ce petit côté qui aime attirer l’attention », explique le titulaire de la Chaire en relations publiques de l’UQAM, Bernard Motulsky.

Et la colorée avocate, connue pour son rôle dans l’émission L’arbitre et pour avoir représenté « Lola » dans la cause sur les conjoints de fait l'opposant à « Éric », pourrait bien faire partie de cette catégorie.

« Ce sont des personnes provocantes, qui marchent sur une fine ligne et donc qui font face au risque de la franchir », ajoute M. Motulsky.

Sans juger de l’authenticité de la scène où Me Goldwater aurait exhibé sa poitrine « en partie recouverte d’un soutien-gorge », selon un avocat, l’expert explique que de tels gestes peuvent ne pas avoir été calculés.

« Souvent, ce sont des gestes improvisés, sinon ça aurait l’air trop planifié », affirme-t-il.

Ce qui n’empêche pas que Me Goldwater, si elle a commis les gestes décrits, pourrait très bien par la suite les regretter, a conclu M. Motulsky.

Me Anne-France Goldwater réplique !

« Je n'ai pas le don de les amputer avant d'aller en cour », a-t-elle déclaré au sujet de ses seins lors d’une entrevue au 98,5 fm mercredi matin. Avant de poursuivre: « Je ne porte pas de burqa (...). J’exerce mon droit de femme de montrer la quantité de peau qui me plaît. »

Jugeant les commentaires à son égard « déplorables » et « dégoûtants », l’avocate a déclaré avoir l’intention de maintenir sa poitrine « imposante et naturelle. »

« Je suis un 42 DDDD. (...) Si ça le dérange, c’est son problème pas moi », a-t-elle rétorqué à Me Patrick Ouellet, le dépositaire de la plainte. Selon elle, l’avocat ferait « n’importe quoi » pour interrompre l’interrogatoire, l’empêcher « d’aller au fond » et la sortir du dossier.

La plainte de l’avocat, dit-elle, n’est rien d’autre qu’une tactique pour empêcher sa cliente Dalila Awada de se rendre au procès.

Avec Agence QMI