Question :

Ma question porte sur la fameuse cote universitaire. Je voulais savoir à quel point un étudiant terminant son BAC avec une cote de moins de 3.00 est désavantagé pour décrocher son stage du Barreau, si la voie des grands cabinets n'est pas celle envisagée.

Réponse :

Bonjour cher lecteur,

Pierre Arcand, recruteur juridique, répond à vos questions
Pierre Arcand, recruteur juridique, répond à vos questions
Cette question revient régulièrement et je l’ignore habituellement parce que j’en ai traitée à de multiples reprises. Cependant, en ce début d’année académique et assumant que certains étudiants des facultés de droit connaissent Droit-inc, je trouve approprié d'en parler de nouveau.

Il est évident que lorsque l’on parle de la course aux stages ayant lieu en deuxième année de droit, le relevé de notes est d’une importance capitale afin d’obtenir la chance de vous faire valoir en entrevue.

Bien que certains cabinets prennent connaissance de toutes les candidatures reçues, il est facile de comprendre, considérant le volume de curriculums en circulation durant cette période de frénésie, que certains décident de tracer une ligne en deçà de laquelle les candidats sont automatiquement exclus.

Mais vous n’envisagez pas un stage dans un grand cabinet. Alors qu’en est-il à l’extérieur de cette course ?

Votre relevé vous sera demandé pour pratiquement toutes les offres de stage qui seront affichées ; par conséquent, plus votre moyenne sera basse, plus elle vous désavantagera. Je vous souligne par contre que ce désavantage ne sera pas toujours d’une importance capitale.

Premièrement, si on prend pour acquis que beaucoup de candidats aux stages présentant une excellente moyenne auront déjà trouvé preneur lors de la course aux stages, on peut croire que les employeurs auront moins de choix parmi ces candidats.

Deuxièmement, sans entrer dans une étude profonde des comportements humains, les employeurs ou leurs représentants ont tendance à rechercher des gens avec un parcours similaire au leur. Les grands cabinets étant composés majoritairement d’avocats ayant obtenu de bons résultats académiques, ils tendent à rechercher la même chose.

Sans dire que systématiquement les gens en entreprise ou en petits cabinets ont eu de moins bons résultats académiques, je crois qu’il y a plus de chances qu’ils présentent un cheminement moins standard et que, par conséquent, ils soient plus enclins à regarder au-delà du relevé de notes.

J’ajouterais cependant que vous devez demeurer réaliste, votre relevé de notes est une carte importante de votre jeu. Vous parler d’une cote de moins de 3.0 mais je crois qu’une cote de 2.7 (la moyenne) n’est pas si désavantageuse. Par contre, être en dessous de la moyenne n’est jamais bon signe.

Finalement, si c’est encore possible dans votre cas, maximisez vos efforts afin d’améliorer votre situation pendant votre dernière année universitaire ou encore votre année de Barreau. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Il vous restera aussi à bien mettre en valeur les autres aspects de votre candidatures afin d’amoindrir les effets négatifs de votre relevé. Mettez l’emphase sur votre travail pendant vos études, sur vos réalisations particulières, sur tout ce qui vous fait ressortir positivement de la masse.

J’espère que ma réponse ne vous découragera pas trop et dites-vous qu’après deux ou trois années de pratique, vous pourrez ranger votre relevé de notes universitaires dans votre tiroir à souvenirs ou l’intégrer à votre « scrapbook ».

Bonne semaine.

La Question au Recruteur

Chaque semaine, le recruteur juridique Pierre Arcand répond à une question posée par vous, chers lecteurs.

La Question au Recruteur de la semaine est choisie parmi toutes celles reçues sur le site. Toutes les questions sont bonnes pour autant qu’elles concernent votre carrière de juriste.

Sur l'auteur

Pierre Arcand s'est spécialisé en recrutement juridique après avoir pratiqué le droit pendant une douzaine d'années. Ayant été associé au sein de cabinets boutiques ainsi que d'un important cabinet de Montréal, il connaît bien la communauté juridique et les enjeux reliés à la pratique du droit tant en cabinet qu'en entreprise. Arcand et Associés, une entreprise spécialisée dans le recrutement de cadres et de professionnels, a été fondée en 1999. Pierre Arcand et son équipe apporte un soutien professionnel tant aux entreprises qu'aux cabinets qui cherchent à recruter les meilleurs candidats disponibles.