L'enquête sur Aubut sera élargie
L'enquête sur Aubut sera élargie
Mercredi 30 septembre, on apprenait qu'à la suite d'une plainte officielle de harcèlement sexuel par un membre du personnel de la Fondation olympique canadienne, une enquête était lancée par le Comité olympique canadien (COC) sur les agissement de son président, Marcel Aubut.

Depuis, plusieurs autres femmes ont révélé dans les médias avoir fait l'objet de comportements similaires de la part de celui qui est aussi le vice-président du cabinet d'avocats québécois BCF.

Dans un communiqué diffusé cet après midi, le COC a indiqué étendre son enquête aux plaintes informelles qui ont été rapportées. « Nous allons élargir notre enquête pour examiner toute plainte, formelle ou autre, qui sera portée à notre attention », peut-on lire dans le communiqué rapporté par La Presse.

L'organisation indique que les allégations apparues sont « extrêmement troublantes » et encourage toute personne qui aurait des préoccupations à prendre contact avec elle.

C'est François Rolland qui a été retenu pour agir dans cette affaire en tant qu'enquêteur indépendant
C'est François Rolland qui a été retenu pour agir dans cette affaire en tant qu'enquêteur indépendant
Me Amélia Salehabadi-Fouques ainsi qu’une adjointe de Me Aubut, alors qu’il était associé chez Heenan Blaikie, ont déclaré avoir subi des gestes et comportements déplacés de la part de l'avocat.

Le COC avait déjà été mis au courant d'allégations de cette nature visant Aubut. Dans une lettre datée du 13 juin 2011 et signée par Jean R. Dupré, chef de la direction et secrétaire général du COC, on apprend que l'avocat aurait eu des commentaires déplacés, effectué des attouchements et un baiser sur les lèvres.

On lui aurait alors demandé de s'engager de « cesser de toucher les gens », « cesser les baisers » et « (…) toute allusion sexuelle de tout ordre », en échange de quoi aucune plainte n'avait été déposée contre lui à l'époque.

Marcel Aubut s’est retiré le 30 septembre de ses fonctions de président au sein du COC.

C'est l’ancien juge en chef de la Cour supérieure de Québec, François Rolland, qui a été retenu pour agir dans cette affaire en tant qu'enquêteur indépendant.