La CTT décide de poursuivre Bombardier
La CTT décide de poursuivre Bombardier
Le porte-parole de Bombardier Marc Laforge a affirmé que la multinationale québécoise n'était pas surprise par cette décision, étant donné les propos passés des responsables de la société de transport.

M. Laforge a fait valoir en entrevue que Bombardier n'était "assurément" pas responsable de "tous les délais pour ce projet", ajoutant que l'entreprise en discuterait avec son client au moment opportun.

Le président de la CTT, Josh Colle, avait indiqué, à la mi-octobre, que le conseil se pencherait sur de possibles actions en justice et pénalités financières, incluant une réclamation de 50 millions $ en vertu des clauses du contrat relatives à un retard de livraison.

M. Colle affirmait alors que Bombardier Transport avait prévenu la société qu'elle ne respecterait pas son engagement pris en juillet de livrer 23 nouveaux tramways avant la fin de l'année, dont 20 devaient pouvoir être aussitôt mis en service.

Bombardier a revu ce nombre à la baisse, disant qu'elle aura
livré 19 tramways d'ici la fin 2015. Seize d'entre eux seront en
service, incluant les dix qui roulent déjà à Toronto.

Le contrat original de 993 millions $ prévoyait que 67 des 204 nouveaux véhicules commandés par la CTT soient en opération à cette période de l'année. Étant donné le non-respect par Bombardier de ses engagements précédents, M. Colle a affirmé que la société de transport ne se fiait pas au nouvel échéancier.

À ce moment, Bombardier (TSX:BBD.B) avait attribué les retards à des problèmes de production au Mexique en lien avec le sertissage de conducteurs électriques sur six tramways. Le problème aurait été identifié durant des tests de qualité à Thunder Bay, en Ontario.