Me Mathieu Godard a été admis au barreau du Québec en 2009, après avoir fait son stage dans la région de Montréal en droit immobilier.
Me Mathieu Godard a été admis au barreau du Québec en 2009, après avoir fait son stage dans la région de Montréal en droit immobilier.
Cela fait maintenant plus de trois ans que j’ai débuté ma pratique solo, ayant créé mon cabinet lors de l’été 2012. Avant de pratiquer en solo, j’ai travaillé également pendant trois ans dans un petit cabinet privé comptant six avocats.

Ayant vu les deux côtés de la médaille, j’ai décidé de vous donner un aperçu des principaux avantages et inconvénients de la pratique solo, lorsqu’on la compare à la pratique privé dans un petit cabinet. Je ne peux cependant faire de comparaison avec la pratique en grand cabinet, n’ayant pas encore vécu cet expérience pour l’instant.

Principaux avantages

Lorsque l’on parle de pratique solo, un mot me vient en tête : liberté. La liberté d’adapter son horaire selon son style de vie, la liberté de choisir les domaines de droit dans lesquels on va pratiquer, la liberté de choisir ses mandats et ses clients.

Un autre aspect important de la pratique solo est l’autonomie que vous avez dans la gestion de vos dossiers. Considérant que vous êtes la seule personne qui élabore les stratégies et prend les décisions, vous vous sentirez en contrôle de votre pratique, et vos victoires seront très satisfaisantes considérant qu’elles seront le fruit de vos efforts individuels.

Au niveau de vos revenus, la pratique solo deviendra intéressante lorsque votre cabinet aura atteint la notoriété nécessaire pour attirer une clientèle régulière et de qualité. Pour y arriver, vous devrez investir beaucoup d’efforts dans le développement et la rétention de clientèle.



Principaux inconvénients

Le fait d’être le seul juriste de votre cabinet comporte certains inconvénients. En effet, vous n’avez pas de collègue avec qui discuter de vos dossiers et ainsi profiter de leurs expériences et de leurs idées pour confirmer ou infirmer votre raisonnement juridique. De plus, lors des premières années, il vous sera difficile de vous déconnecter du travail pendant vos vacances, considérant l’absence de collègues qui sont en mesure de prendre en charge vos dossiers en cas d’urgence.

Bien qu’il soit possible de générer des revenus intéressants en pratique solo, il y a aura toujours une incertitude quant au montant de votre chiffre d’affaires. Vous devez vous attendre à ce que pendant les deux premières années, vos revenus soient probablement inférieurs au salaire que vous auriez pu obtenir en travaillant dans un petit cabinet, à moins d’avoir un réseau de contacts déjà bien établi. Également, vous vous exposez à des risques de pertes, qui peuvent survenir lorsque certains clients ne sont pas en mesure de payer vos honoraires en raison de leurs difficultés financières ou de leur insolvabilité.

En résumé lorsque vous vous interrogez sur la possibilité de partir en solo, il est important de déterminer les valeurs qui sont les plus importantes pour vous. Si vous privilégiez la liberté, la flexibilité et l’autonomie, je vous conseille de tenter l’expérience. Par contre, si la sécurité, la prévisibilité et le travail d’équipe sont importants à vos yeux, la pratique solo n’est peut-être pas la meilleure option pour vous.

Me Mathieu Godard a été admis au barreau du Québec en 2009, après avoir fait son stage dans la région de Montréal en droit immobilier. Par la suite, il a travaillé pendant plus de deux ans à Sept-Îles, où il a pratiqué comme généraliste.

En 2012, Me Godard est revenu dans la région de Montréal où il a fondé le cabinet MGA Solutions Juridiques, situé à Pointe-aux-Trembles. La pratique du cabinet est orientée dans les domaines du litige civil et commercial, du droit de la construction et du droit immobilier. Me Godard agit comme conseiller juridique pour le Regroupement des entrepreneurs en coffrage du Québec depuis 2013.