Steven Avery a passé 18 ans en prison pour un crime qu’il n’a pas commis
Steven Avery a passé 18 ans en prison pour un crime qu’il n’a pas commis
À moins de vivre dans une grotte, vous avez sans doute entendu parler de Making a Murderer, et vous faites peut-être partie de ces gens qui passent leurs fins de semaine à regarder les épisodes à la file de cette série addictive.

La série-documentaire de Netflix raconte l’histoire d’un Américain du Wisconsin, Steven Avery, qui a passé 18 ans en prison pour un crime qu’il n’a pas commis.

Making a Murderer a tous les ingrédients pour rendre les spectateurs addicts : un crime atroce, un suspense haletant et de nombreux rebondissements et intrigues. En même temps, la série fait une critique méticuleuse des abus de la police et des pouvoirs d’enquête. Fasciné par Making a Murderer, l’avocat ontarien Michael Spratt lui consacre dorénavant son podcast hebdomadaire, The Docket.

Chaque semaine, cet avocat en droit criminel développe les questions juridiques de l’épisode qui vient d’être diffusé. « J’ai regardé la série et elle m’a captivé, a confié Me Spratt à CBC. Je pense que c’est un excellent support pour expliquer au public les différences entre les systèmes judiciaires canadien et américain, et plus spécifiquement pour parler de l’accès à la justice et à la justice criminelle.»

Une ancienne juge, un avocat en criminel et une ancienne procureure

Me Spratt s’est notamment entouré dans ses podcasts de Me Emilie Taman, qui possède une longue expérience de procureure. Parmi les amateurs de Making a Murderer se trouvent de nombreux avocats et membres de la communauté juridique, qui trouvent dans la série amplement matière à débat et discussion. Selon l’avocate, les gens qui ne sont pas formés en droit ont aussi beaucoup de choses à apprendre de Making a Murderer.

« On entend souvent des gens dire “Pourquoi est-ce qu’un innocent avouerait des crimes qu’il n’a pas commis ?” Quand on voit la façon dont la police fait pression pour extorquer une confession, on peut comprendre comment une personne peut en arriver à avouer n’importe quoi. C’est important pour les gens qui ne sont pas dans le système juridique de voir des abus de pouvoir de l’État, subtils mais cumulés, et de voir ce que c’est que d’être confronté à cela.»

Dans le premier podcast, Mes Spratt et Taman sont rejoint par Me Louise Arbour, ancienne juge de la Cour suprême et Haut-Commissaire aux droits de l’Homme pour les Nations-Unies - et accessoirement mère de Me Taman. « Une ancienne juge, un avocat en droit criminel et une ancienne procureure; c’est plutôt une bonne équipe pour un premier podcast», a commenté Me Spratt.

Attention: les podcasts contiennent des divulgâcheurs, et il faut donc avoir vu chaque épisode avant d’écouter le podcast correspondant !